LA LECON DE L'ECOLE DU SABBAT

APOC. 14: 12 "C'EST ICI LA PERSEVERANCE DES SAINTS, QUI GARDENT LES COMMANDEMENTS DE DIEU ET LA FOI DE JESUS." Consultez les liens pour la lecon de l'ECOLE DU SABBAT DE LA SEMAINE COURANTE EN BAS DE CETTE ANNONCE A DROITE. Et lisez L'INTRO., LES SOUS-TITRES ET LA CONCLUSION avant, ensuite si vous vous voulez lire a vol d'oiseau, lisez le commencement et la fin de chaque paragraphe. ET GARDEZ TOUJOURS EN MEMOIRE LE SUJET SPECIFIQUE DONT IL EST QUESTION, ET SOUVENEZ-VOUS DU GRAND TITRE ET DES SOUS-TITRES et de leur contexte respectif. QUEL EST LE SUJET EN QUESTION? C'est ce qui est important...SOYEZ BENIS!!!




Friday, December 4, 2009

IMMORALITE A LA FRONTIERE




Immoralité à la frontière





« Ne nous livrons pas non plus à la débauche, comme certains d’entre eux l’ont fait et vingt-trois mille personnes tombèrent mortes en un seul jour. » (1 Corinthiens 10.8)

Ascension et chute du roi Salomon
Samba Chiseya, Ville du Cap, Afrique du Sud
INTRODUCTION
Nb 25 ; 1 R 1-10 ; 11.1-13

Au début du règne de Salomon, Dieu lui apparut et lui demanda ce qu’il désirait. Le jeune roi demanda ce qu’aucun autre roi avant ou après lui n’avait demandé – la sagesse. Le Seigneur lui accorda sa requête en plus de nombreuses bénédictions parce qu’il avait demandé la seule chose qui le glorifierait. Salomon s’humilia lui-même en reconnaissant son incapacité de servir Dieu sans l’aide divine.

Pendant un certain temps, Salomon consulta Dieu en toutes choses. Les gens le considéraient comme un dirigeant extraordinaire. Émerveillés de son succès, les chefs des nations environnantes vinrent à lui pour découvrir le secret de sa sagesse. Au début, le roi attribua sa réussite et sa richesse au Seigneur des armées.

Il perdit de vue celui qui lui avait tout donné.

Salomon, cependant, finit par s’enorgueillir de ses réalisations. Il commença à croire que lui seul en était l’auteur. Son orgueil et sa confiance en lui-même causèrent sa chute. « En cherchant à faire valoir sa propre gloire aux yeux du monde, il vendit son honneur et son intégrité. [...] La conscience, la modération qui avaient caractérisé les rapports du roi avec son peuple, pendant la première partie de son règne, avaient maintenant disparu. Celui qui avait été le plus généreux et le plus avisé des monarques s’était transformé en tyran*. » Il épousa également de nom- breuses femmes étrangères païennes. En conséquence, il perdit de vue celui qui lui avait tout donné.

Au cours de votre étude cette semaine sur l’infidélité des enfants d’Israël, demandez-vous si vous empruntez le même che- min. Abusez-vous des dons mêmes qui sont censés vous approcher de Dieu ? _________________ * Ellen G. White, Prophètes et rois, p. 38.



Si près, mais si loin
Solwazi Khumalo, Pretoria, Afrique du Sud
IL EST ÉCRIT
Nb 25 ; 31 ; Dt 21.10-14 ; 1 Co 10.1-14 ; Ap 2.14

Séduits par les femmes étrangères (Nb 25)

Les enfants d’Israël se livrèrent à l’adultère avec les filles de Moab qui les entraînèrent à adorer Baal-Péor. La colère de l’Éternel s’enflamma. Sur l’ordre de Dieu, Moïse dit aux juges d’Israël de tuer tous les hommes qui s’étaient joints à Baal-Péor et de pendre leurs chefs à la vue de tous. Vingt-quatre mille hommes moururent.

Tandis que les enfants d’Israël pleuraient devant le tabernacle, Zimri amena une prostituée dans le camp sous les yeux de Moïse et de toute l’assemblée. Phinées se leva, prit une lance et perça Zimri et la femme. À cause de son zèle pour Dieu, le Seigneur traita avec lui une alliance de paix. La colère de Dieu se détourna des enfants d’Israël.

La combinaison de la débauche et de l’idolâtrie de Nombres 25 était « une idée de Balaam (voir Nb 31.16 ; Ap 2.14), celui-là même qui venait juste de bénir Israël et qui semblait être de leur côté. Il est facile de voir combien les Israélites furent trompés, car Balaam semblait dire et faire de bonnes choses. [...] Ce n’est que lorsque Balaam nuisit aux Israélites que ces derniers comprirent qu’il était avare, spirite, et profondément imprégné des rites païens. Veillons donc à peser les paroles et les actions de ceux qui pré- tendent offrir de l’aide spirituelle1. »

Les Madianites défaits par les enfants d’Israël
(Nb 31)
Mille hommes de chacune des douze tribus furent choisis pour combattre les Madianites. Ils tuèrent tous les Madianites de même que cinq rois de Madian. Ils détruisirent leurs villes, mais se réservèrent les femmes, les enfants, de même que le bétail. Moïse s’indigna de ce qu’ils avaient sauvé les femmes même qui les avaient entraînés dans l’idolâtrie. Il ordonna donc la mort de tout mâle parmi les enfants et de toutes les non vierges.

« Veillons donc à peser les paroles et les actions de ceux qui prétendent offrir de l’aide spirituelle. »

Il instruisit aussi les Israélites que s’ils tuaient une personne ou touchaient un mort, ils devraient rester hors du camp pendant sept jours et se purifier le troisième et le septième jour. Ils devaient aussi purifier tous leurs vêtements et tout ce qui était en peau, en poil de chèvre, en cuir et en bois. Ce n’est qu’après ces procédures qu’ils seraient purs et pourraient entrer dans le camp.

Aujourd’hui, ces mesures semblent excessives, barbares même. Cependant, « lorsque nous découvrons le péché dans notre vie, nous devons nous en occuper sur-le-champ. Lorsque les Israélites entrèrent dans la terre promise, ce fut leur attitude indifférente à l’égard du péché quiles ruina. Le Seigneur vous révèle-t-il un péché ? Alors, agissez rapidement pour l’extirper de votre vie 2. »

Ne pas permettre à l’histoire de se répéter
(1 Co 10.1-14)
Les Israélites devaient prendre pos- session du pays promis. Dieu les condui- sit par son bras puissant et leur garantit le succès. Leur part consistait à le laisser les aider à être un peuple saint. Cependant, leur comportement et leurs désirs étaient destructeurs. L’idolâtrie et l’adultère pro- voquèrent leur chute.

Nous sommes aux frontières de la Canaan céleste. Ne manquons pas de tirer une leçon des erreurs des enfants d’Israëlpour ne pas tomber dans les mêmes pièges.

BRAINSTORMING
1. Quelles attitudes et mobiles poussèrent les Israélites à participer à l’idolâtrie et à la débauche ? De nos jours, retrouve-t-on dans l’Église et dans la société de tels comportements, de tels mobiles ? Que faire dans de tels cas ?
2. Quelles dispositions prendre pour nous à assurer de ne pas commettre les mêmes erreurs qu’Israël ?
_________________
1. Life Application Study Bible, New International Version,
Wheaton, Ill. & Grand Rapids, Mich., Tyndale House
& Zondervan Publishing, p. 259.
2. Ibid., p. 267.


Debout comme un brave
Teclah P. Khumalo, Pretoria, Afrique du Sud
ESPRIT DE PROPHÉTIE
1 Co 10.11-13

« Les Israélites ont été induits dans le péché alors qu’ils jouissaient d’une période de repos et de sécurité. Cessant d’avoir toujours Dieu présent à leur esprit, ils avaient négligé la prière et s’étaient abandonnés à un sentiment de propre justice. Dans le confort et le bien-être, ils avaient laissé pénétrer en eux des pensées impures. Les traîtres de l’intérieur avaient ouvert la citadelle à Satan. C’est encore ainsi que l’ennemi médite notre perte. Avant la chute d’un chrétien, il se fait dans son cœur, à l’insu du monde, un long travail préparatoire. Son esprit ne descend pas d’un seul coup de la pureté et de la sainteté dans les bas-fonds de la perversité, de la corruption et du crime. Il faut du temps pour qu’un être formé à l’image de Dieu s’écroule au niveau de la brute et devienne une incarnation de l’esprit satanique. Mais on finit toujours par ressembler aux images que l’on contemple. L’homme qui se livre à des pensées impures se transforme insensiblement jusqu’au moment où il regarde avec complaisance un péché qui autrefois lui faisait horreur 1. »

« Il faut du temps pour qu’un être formé à l’image de Dieu s’écroule au niveau de la brute et devienne une incarnation de l’esprit satanique. »

« Si aujourd’hui les péchés semblables à celui d’Israël à Baal-Péor ne sont pas
châtiés avec la même promptitude, leur rétribution n’en est pas moins certaine. “L’homme qui détruit le temple de Dieu sera détruit lui-même par Dieu.” (1 Co 3.17) La nature a attaché à ces désordres des pénalités terribles qui atteignent tôt ou tard les coupables. Ce sont ces péchés-là qui, plus que tous les autres, ont engendré la dégénérescence effroyable qui frappe actuellement notre race avec tout son cortège de maladies et de souffrances 2. »

Dieu appelle les adventistes à vivre par ses statuts, spécialement lorsque ceux-ci sont méprisés comme s’ils n’étaient plus pertinents. « [...] Il faut [...] le secours permanent du Saint-Esprit, qui attirera notre attention sur les choses d’en haut et l’habituera à s’arrêter sur ce qui est pur et saint. Enfin, il est indispensable d’étudier diligemment la Parole de Dieu 3. » La Parole de Dieu et la prière fervente sont la seule protection pour quiconque veut résister aux attaques les plus viles du diable.

BRAINSTORMING

1. Un camarade de classe vous dit que tout le monde semble accepter les relations sexuelles avant le mariage et que vous devriez faire de même. Qu’allez-vous lui répondre ?
2. « Dieu est amour. Il ne détruira donc pas les pécheurs. Nous sommes sauvés par grâce. Dès lors, il est inutile d’obéir à la loi de Dieu. » Comment pouvez-vous prouver le contraire par les Écritures et l’histoire biblique ?
____________ 1. Patriarches et prophètes, p. 439. 2. Ibid., p. 441. 3. Ibid.



En contemplant, nous sommes transformés
Lucile Nonhlanhla Mlalazi, Ville du Cap, Afrique du Sud
PREUVE À L’APPUI
1 Co 10.8

Le livre des Nombres commence sur l’ordre du Seigneur de dénombrer les Israélites selon leurs tribus. Au nombre des faits saillants de ce livre : l’inspection de la terre promise par les 12 espions ; la rébellion de Coré, Dathan et Abiram ;l’immoralité sexuelle d’Israël ; les serpents brûlants. Cette semaine, nous allons nous pencher sur la prostitution d’Israël avec les Moabites.

Nous ne sommes pas toujours conscients des pièges que nous tend Satan.

Bien que le péché des Israélites à la frontière de Canaan date de très long- temps, nous pouvons apprendre de leurs erreurs. À cette occasion, Satan a réussi à empêcher un certain nombre des Israélites d’entrer dans la terre promise en les poussant à la débauche. Aujourd’hui, nous sommes nous-mêmes à la frontière de la Canaan céleste. À l’instar des Israélites, nous courons le danger d’être séduits et de commettre des péchés qui pourraient nous empêcher d’entrer au ciel.

Au camp de Sittim, seul le Jourdain séparait les Israélites de Canaan. La colonne de nuée le jour et de feu la nuit attestait la présence de Dieu. Alors pourquoi n’avaient-ils pas assez de foi pour traverser ?

1. Les Israélites étaient dans une période de « repos et de sécurité1 ». « Ils avaient
négligé la prière et s’étaient abandonnés à un sentiment de propre justice 2. »

2. Ils se lièrent d’amitié avec les païens des alentours, lesquels affaiblirent finalement leur moralité et provoquèrent leur chute.

Aujourd’hui, le peuple de Dieu est exposé aux mêmes dangers. De nombreux signes indiquant le retour du Seigneur sont accomplis et s’accomplissent. Cependant, nous ne sommes pas toujours conscients des pièges que nous tend Satan. Par conséquent, nous ne devons jamais nous faire confiance (1 Co 10.12). Le Seigneur a promis de protéger ceux qui veilleront et prieront (Mt 26.41). Le jour viendra où Dieu détruira le péché et les pécheurs. Son amour préservera ceux qui ont accepté son grand salut. Prions, alors, sans cesse (1 Th 5.17).

BRAINSTORMING
1. Quels moyens la Bible nous donne-t-elle pour résister à la tentation ? (Ph 4.8 ; Ps 119.9,11 ; Jc 4.7,8)
2. « Ne savez-vous pas qu’être ami du monde, c’est être ennemi de Dieu ? » (Jc 4.4) Comment ne pas être affecté par le monde alors que nous devons prêcher le message au monde ?
3. Comment, de façon pratique, ne pas perdre de vue le Seigneur ? Allez-y de vos suggestions et donnez des exemples bibliques.
____________
1. Ellen G. White, Patriarches et prophètes, p. 439. 2. Ibid.



Rester debout au sein de l’apostasie
Sincengani Mabhena, Ncube, Pretoria, Afrique du Sud
POUR PASSER À L’ACTION
Nb 25.1,2 ; Jc 4.4

Après un parcours difficile dans le désert, les enfants d’Israël arrivèrent enfin à la frontière de la terre promise. Devant eux s’étendaient des plaines verdoyantes et fertiles. Cette scène extraordinaire aurait dû les amener à vouloir prendre possession de la terre promise. Malheureusement, ils tombèrent dans les pièges du diable.

Nous sommes, nous aussi, enclins à mettre notre salut en jeu.

Tout ce que Dieu a préparé pour nous est à portée de vue. Tandis que nous sommes à la frontière de la Canaan céleste, nous sommes, nous aussi, enclins à mettre notre salut en jeu. Comme les Israélites, Satan nous poussera à nous lamenter et à douter de la bonté de Dieu.

Pour être sûrs d’être au nombre de ceux qui entreront dans la Canaan céleste, nous devons revêtir l’armure de la foi pour résister au diable. À cause de la façon subtile dont Satan tisse sa toile malfaisante, il est essentiel que nous restions sur nos gardes. Les trois étapes suivantes nous aideront à cet égard.

1. Évitez l’oisiveté.
Parfois, nous prenons de la distance par rapport aux choses saintes, et notre esprit se met à vagabonder. En effet, les divers attraits du
monde nous éblouissent et émoussent notre sensibilité. Dans Philippiens 4.8, Paul nous encourage à garder notre esprit sur ce qui est vertueux.

2. Évitez le mal.
Le péché nous environne. Mais ce n’est pas une excuse pour être vaincu par lui ! Dans Jean 17.15, Jésus a prié pour que nous soyons préservés du mal dans ce monde.

3. Prenez des mesures contre le péché.

En dépit de nos efforts pour nous éloigner du péché, celui-ci va se manifester. En sa présence, nous devons en tant qu’individus et en tant qu’Église réagir. Dans Jean 8, Christ nous a montré comment traiter le péché.

Le péché comprend autant nos mobiles et nos désirs coupables que nos mauvaises actions. Christ nous offre de nous en purifier et de nous recréer (Ps 51).

BRAINSTORMING
La destruction des Madianites fut complète, même si elle prit du temps. Qu’est-ce que cela signifie pour nous ?



Pas de changement pour ainsi dire
Wilona Karimabadi, Ellicott City, Maryland, États-Unis
OPINION
Jude 1.17-22

En route vers la terre promise, les Israélites ont eu de sérieux problèmes avec l’immoralité sexuelle. Chaque fois qu’ils arrivaient à un nouvel endroit – nouveaux habitants, nouvelles coutumes, nouveaux vices – il semble qu’ils tombaient très facilement dans le panneau ! Mais bien qu’ils aient vécu des milliers d’années avant nous, sommes- nous si différents, au fond ? Jetez un coup d’œil autour de vous – dirigeants religieux traînés en prison pour abus sexuel de mineurs ; pasteurs confessant leur problème de dépendance à la pornographie ; membres d’église luttant secrètement contre des péchés honteux. Ces tristes données montrent que nous sommes loin d’être immunisés.

Nous ne sommes pas abandonnés à nous-mêmes.


Le livre de Jude nous offre des perspectives intéressantes quant au combat contre l’immoralité par la grâce de Dieu. À cette époque, certains cherchaient à pervertir la grâce en amenant les croyants à croire qu’ils pouvaient pécher puisque Dieu les avait sauvés.

C’est parce que nous sommes sauvés que l’immoralité n’a pas de place dans notre vie ! Pour nous protéger continuellement contre les pièges de Satan, il n’y a qu’un moyen : nous recouvrir de l’armure de Dieu. Pour les croyants, ce concept n’est pas nouveau. Le prenons-nous au sérieux?

Jude 1.17-22 dit : « Quant à vous, mes chers amis, souvenez-vous de ce que les apôtres de notre Seigneur Jésus-Christ vous ont annoncé autrefois. Ils vous ont dit, en effet : “À la fin des temps, il y aura des gens qui se moqueront de vous et vivront selon leurs mauvais désirs.” Les voilà, ceux qui causent des divisions ! Ils sont dominés par leurs instincts et non par l’Esprit de Dieu. Mais vous, mes chers amis, continuez à fonder votre vie sur votre très sainte foi. Priez avec la puissance du Saint-Esprit. Maintenez-vous dans l’amour de Dieu, en attendant que notre Seigneur Jésus-Christ, dans sa bonté, vous accorde la vie éternelle. Ayez pitié de ceux qui hésitent. Il en est d’autres que vous pouvez sauver en les arrachant du feu. À d’autres encore montrez également de la pitié, une pitié mêlée de crainte : évitez tout contact même avec leurs vêtements tachés par leurs passions humaines. »

Non seulement les Écritures nous montrent clairement comment nous défendre contre l’immoralité, mais encore elles nous outillent pour aider ceux qui sont tombés.

À l’instar des Israélites, nous péchons et sabotons le plan de Christ pour nous. Heureusement, nous ne sommes pas abandonnés à nous-mêmes dans cette lutte pour rester dans le droit sentier. Christ veut encore nous racheter et nous guider.

BRAINSTORMING
1. Y a-t-il des scandales récents parmi les chrétiens qui vous ont bouleversé ? Quelle a été votre réaction ?
2. En plus de revêtir l’armure du Christ, qu'est-ce que nous pouvons faire de plus pour rester dans le sentier de la pureté et de la moralité ?


Encore une fois à la frontière
Sonia Huenergardt, Bishop, Californie, États-Unis
EXPLORATION
1 Co 10.6-11
POUR CONCLURE

Les enfants d’Israël s’installèrent au bord de la terre promise. Pendant 40 ans, ils s’étaient préparés pour ce moment. Comme ils avaient aspiré à la réalisation de cette promesse ! Dans un accès de désespoir, Satan bondit une dernière fois et réussit presque à arracher le prix de leurs mains. Séduits, ils se livrèrent à la débauche et à l’idolâtrie. Leur histoire a été préservée pour affermir ceux qui se tiennent au bord de l’éternité. Avec la Canaan céleste en vue, nous pouvons apprendre des erreurs et des faiblesses des Hébreux et nous garder nous-mêmes des mêmes tentations qui, à coup sûr, fondront sur nous.

COFFRE AUX IDÉES

• Jetez un coup d’œil sur le site www.premaritalsex.info, et considérez avec prière certains des
« bénéfices de l’abstinence » et des « stratégies et principes » décrits sur ce site. Écrivez les raisons pour les- quelles vous avez choisi de rester vierge pour votre futur mari/femme.
Encore une fois à la frontière
• Récrivez Nombres 25 dans un cadre moderne. À quoi la séduction spirituelle et l’idolâtrie ressemblent-elles aujourd’hui ?
• Trouvez une personne qui acceptera de partager avec votre classe pourquoi elle a choisi de rester pure jusqu’au mariage et pourquoi elle ne regrette pas son choix.
• Écrivez un poème sur votre désir d’honorer Dieu avec votre corps et votre esprit.
• Faites une liste des personnes immorales qui ont croisé le chemin de Jésus. Décrivez de quelle façon il les a traitées.
• Discutez de la déclaration suivante avec votre classe de l’École du sabbat : « Le péché est la réalisation illégitime de désirs légitimes. » En quoi ce concept a-t-il un lien avec l’immoralité sexuelle ? Comment avoir une attitude saine envers le don de la sexualité que Dieu nous a accordé et pourtant abhorrer les perver- sions qui en découlent ?

POUR ALLER PLUS LOIN

Dannah Gresh, And the Bride Wore White: The Seven Secrets to Sexual Purity.
P. Roger Hillerstrom, Intimate Deception.
Elizabeth Elliott, Passion & Purity

http://cqbiblestudy.org/article.php?id=3

IMMORALITE A LA FRONTIERE




Immoralité à la frontière

SABBAT APRÈS-MIDI Etude de la semaine : Nb 25,31, Dt 21.10-14; 1 Co 10.1-14; Ap 2.14.

Verset à mémoriser :
«Ne nous livrons pas à l'inconduite sexuelle, comme certains d'entre eux s'y livrèrent : il en tomba 23000 en un seul jour.» (1 Co 10.8)

Ici encore, nous retrouvons le leitmotiv qui caractérise le livre des Nombres : le peuple que, manifestement, Dieu a conduit avec tant de puissance, fait encore de mauvais choix ; il manque de foi et désobéit de manière flagrante. Tout ce que le Seigneur voulait, c'était conduire Israël jusqu'a la terre promise. Mais ce dernier, par ses choix, n'a pas cesse de lui rendre les choses difficiles.

Il n'y a aucun doute là-dessus : si la providence divine, malgré ces obstacles, a atteint son but à l’époque, elle réussira de la même façon aujourd'hui. Tout comme Dieu a conduit l'ancien peuple de l'alliance jusqu'a la terre promise, il nous conduit à la fin des temps. Ne vaudrait-il pas beaucoup mieux coopérer avec lui plutôt qu'aller contre sa volonté?

Cette semaine, nous allons nous arrêter sur l'un des plus grands manques de foi de toute l'histoire de l’Ancien Testament: l'apostasie d'Israël à Shittim. Certes, cet événement s'est produit il y a des milliers d'années, dans une culture et un contexte radicalement différents des nôtres. Néanmoins, la situation est, spirituellement parlant, comparable à celle de l'Eglise de Dieu qui, elle aussi, se trouve aujourd'hui à la frontière de la terre promise. Il y a donc la pour nous un puissant avertissement.


DIMANCHE

Un peuple séduit

Citons Nb 25.1 : «Israël habitait à Shittim; le peuple commença à se livrer à la prostitution avec les filles de Moab.» On nous rapporte là des faits simples et précis, rien de plus.

D'après le texte, Israël «habitait» à Shittim, ce qui veut dire qu'il ne se déplaçait plus. Il se reposait. Et on le comprend ! il avait vaincu les Cananéens (Nb 21.1-3), les Amorites (21.21-31) et le peuple qui dépendait du roi Og de Bashân (21.33-35). Après tant de conquêtes victorieuses, il devait se sentir soulagé. Il se trouvait maintenant à la frontière de la terre promise, qui était juste de l’autre coté du Jourdain.

Autrement dit, après de nombreuses erreurs et de nombreux contretemps, les choses se présentaient plutôt bien. Les Israelites n'étaient pas directement menacés par des armées combattantes, puisque celles-ci avaient été facilement exterminées. Ils pouvaient donc prendre leurs aises.

Lisez Nb 25.1-3. Quelles ont été les étapes de cette chute? Comment quelque chose d'aussi terrible a-t-il pu arriver?

Du sexe, de la nourriture, de l'idolâtrie - tout cela se trouvait offert, là, sur les rives du Jourdain. D'après l'ordre indique par le texte, les Israelites ont commencé par avoir des relations sexuelles avec les femmes, ce qui, évidemment, a fait tomber les autres barrières. C'est en effet à la suite des invitations de ces femmes qu'ils ont fait des sacrifices aux dieux païens, puis se sont prosternés devant eux et les ont adorés.

Là encore, il est difficile pour nous de comprendre comment les choses ont pu se passer ainsi. Ils auraient dû être plus prudents! Et pourtant, les voilà, se mêlant à ces gens, sans doute peu au début, puis de plus en plus avec le temps. Lentement mais surement, ils se sont montrés moins vigilants. Et avant même de s'en rendre compte, ils ont été la proie de la luxure et de la passion. Une fois qu'ils étaient tombés dans le piège, tout devenait possible.

Nous nous faisons des illusions quand nous nous imaginons que nous sommes moins vulnérables qu'eux face aux séductions du péché, quelle qu'en soit la forme.
Lisez 1 Co 10.1-14. Comment pouvons-nous, aujourd'hui, mettre à profit ces leçons quelle que soit notre situation? A quelles tentations analogues avons-nous affaire? Quelle promesse ces versets de Paul contiennent-ils, et comment pouvons-nous la faire nôtre?


LUNDI

Dans les coulisses

Lisez Ap 2.14; Nb 31.16. Comment ces textes nous éclairent-ils sur ce qui se passait à Shittim? En quoi

Cela nous aide-t-il à comprendre les raisons de la chute du peuple israélite? Expliquez.
Puisqu'ils ne pouvaient vaincre Israël par les armes, ses ennemis ont trouvé un autre moyen, qui, lui, a réussi. Le principe à en retirer est clair: tant qu'on agit par la foi et qu'on obéit, de nombreuses portes menant au péché, à l'erreur et au désastre demeurent fermées. Mais une fois qu'on se détourne de son devoir, tout peut arriver. Il est donc crucial de s’efforcer de rester sur le chemin de l’obéissance.

«A la suggestion de Balaam, le roi de Moab organisa une grande fête en l'honneur de leurs dieux. Il était entendu que Balaam inviterait les Israelites à y assister. Considéré par ceux-ci comme un prophète de Dieu, il n'eut pas de peine à atteindre son but. Une foule d'Israelites qui l'accompagnèrent à la fête furent pris dans les filets de Satan. Charmés par la musique et les danses, et séduits par la beauté des prêtresses, ils oublièrent leur fidélité à l'Eternel et participèrent aux divertissements et à la bonne chère. Lorsque les sens émoussés par le vin eurent fait tomber les barrières de la volonté, les passions se débridèrent; leur conscience étant paralysée par le libertinage, ils se laissèrent aller à se prosterner devant les idoles. Ils offrirent des sacrifices sur les autels païens et participèrent aux rites les plus dégradants.

Il ne fallut pas longtemps pour que ce poison mortel répandit son infection à travers tout le camp. Ces hommes, qui auraient écrasé leurs ennemis en bataille rangée, étaient tombés dans les pièges des femmes idolâtres. Les chefs et les principaux avaient été les premiers à s'adonner au mal. Cette scène de dévergondage effréné fut à peu près générale. Le peuple semblait fasciné. Ces pratiques infâmes avaient réussi là où les enchantements de Balaam avaient échoué : elles l'avaient séparé de Dieu. "Israël s'attacha à Baal-Peor." Voir Nb 25. Quand, enfin, Moïse s'en rendit compte, le succès des ennemis était à ce point complet que les rites païens se pratiquaient déjà dans le camp.» - Ellen WHITE, Patriarches et prophètes, «L'apostasie au Jourdain», p. 434, 435.

Comment on peut le voir, le schéma est toujours le même : d’une part, Dieu qui agit pour son peuple et lui fait des promesses, et, d’autre part, le peuple qui, en guise de réponse, se détruit. Et vous ? quelles promesses Dieu vous a-t-il faites ? Comment y répondez-vous ?


MARDI

Péché et châtiment

Le fait que ces hommes soient tombés dans un piège n'excusait pas leur péché. Si dès le départ ils avaient obéi au Seigneur, s'ils avaient observé ses commandements, s'ils avaient fait ce qu'ils savaient être juste, s'ils ne s'étaient pas lentement laisse entrainer par la tentation, cette apostasie et ces souffrances épouvantables ne seraient pas arrivées. Il est certain qu'au début, ils n'avaient pas eu l'intention d'aller aussi loin. Après tout, ils ne faisaient que se rendre à une fête. Et puisque c'était Balaam, le prophète de leur Dieu, qui les avait invités, ou était le mal? Et pourtant, avec quelle rapidité la situation leur a échappé !

Pensez à d'autres exemples de la Bible où des gens ont ouvert la porte au péché, ce qui a entrainé des conséquences désastreuses, que ces personnes étaient sans doute loin d'imaginer.

On retrouve, il est vrai, ce genre de situation tout au long de la Bible. Depuis Eve, en Eden, jusqu'à Judas, à Jérusalem, ceux qui auraient dû faire preuve de plus de sagesse, ceux qui étaient avertis, ceux qui possédaient de grandes lumières ont néanmoins choisi de ne pas en tenir compte, et ils ont commis des péchés aux conséquences dévastatrices - tout en justifiant, bien sûr, leurs actes et en rationalisant. Qui d'entre nous n'en a pas fait l'expérience dans sa vie? Dieu nous invite à lui obéir, non parce qu'il est un tyran exigeant, mais parce qu'il aime ses enfants et sait ce qui est le mieux pour eux.

Lisez Nb 25.4, 5. Pourquoi une telle réaction? Voir aussi les versets 8,9. Quelle leçon pouvons-nous en retirer pour nous-mêmes?

Songez à la douleur des Israelites, qui ont dû tuer certains des leurs. En effet, il incombait, semble-t-il, à chaque tribu d'exécuter les membres qui avaient participé à cette apostasie. Certains ont sans doute été ainsi obligés de tuer des gens de leur propre famille, et cela, en plein jour (littéralement : «En face du soleil») ! Quelle épreuve terrible pour le camp tout entier !
Que faites-vous lorsqu'un proche fait quelque chose de mal, quelque chose risque de vous porter préjudice ainsi qu'a d'autres? Quels sont votre responsabilité et votre devoir en de telles circonstances? Vers qui vous tournez-vous pour savoir comment réagir?


Mercredi

Un péché au grand jour

Il est difficile d'imaginer le chaos, la confusion et la souffrance qui ont dû régner parmi les Israelites en un tel moment. Il est dit dans Nb 25.6 qu'ils «pleuraient à l'entrée de la tente de la Rencontre», ce qui donne au moins une idée de leur douleur. Ils pleuraient certainement sur leur apostasie, leur souffrance et la mort de leurs proches. En outre, étant donné le fléau qui ravageait le camp, sans doute pleuraient-ils aussi sur eux-mêmes et leur famille -- avec la peur d'être les prochaines victimes. Leur présence devant la tente de la Rencontre laisse supposer qu'ils imploraient le Seigneur de mettre fin au désastre.

Lisez Nb 25.6-18. Comment comprendre ce qui se passe ici? Quel enseignement ce récit nous apporte-t-il ?

Même si le texte ne le précise pas, on peut supposer que l'Israelite, Zimri, était en train d'avoir un rapport sexuel avec la femme au moment où Phinéas est entré dans la tente et les a transpercés tous les deux avec sa lance. Le châtiment peut sembler implacable, mais il ne faut pas oublier le contexte. Le camp tout entier était en train de pleurer et de supplier le Seigneur à cause de ce qui se passait. Et voilà que cet homme avait l’audace de pécher au grand jour en amenant dans le camp, devant eux tous, cette Madianite et en la conduisant dans sa tente pour avoir un rapport sexuel avec elle! Sans oublier que, pendant tout ce temps, un fléau ravageait le camp! Le fait que Zimri était de souche royale aggravait encore sa faute : en tant que prince, il aurait du faire preuve de plus de sagesse et de responsabilité. Mais il devait être à ce point la proie de l'aveuglement et du désir que la vue du camp en pleurs devant le tabernacle ne l’a pas du tout freine.

Tout au long de la Bible, on voit comment le péché obscurcit la raison et conduit les hommes à commettre des folies et des actes inconsidérés. Il suffit de penser à Caïn, à David avec Bethsabée, à la trahison de Judas. Il n'est pas surprenant que la Parole de Dieu ne cesse de nous mettre en garde contre le péché. Non que Dieu ne puisse nous pardonner; mais le péché peut à ce point nous pervertir que nous en arrivons à ne plus le considérer comme tel.

Dans votre propre cheminement avec le Seigneur, quelle expérience avez-vous faite en ce sens ? Comment la pratique du péché vous a-t-elle aveugle sur le caractère pernicieux de celui-ci ? Comment peu-on se libérer d’un piège spirituel aussi mortel ?


JEUDI

La destruction des Madianites

Apres le terrible désastre de Shittim, le Seigneur n’en avait pas fini avec les Madianites, le peuple qui, par ses séductions, avait apporté tant de souffrance à Israël. Justice allait être faite. Cette branche particulière du peuple Madianite s'adonnait à l'idolâtrie et tout ce qui en découlait. Comme les Amorites, cette tribu de Madiân «avait fait déborder la coupe de l'iniquité». -- Ellen WHITE, dans Review and Herald, 2 mai 1893. Le Seigneur avait donc décidé de la détruire.

Lisez Nb 31, le récit de la destruction des Madianites. Quels éléments sont ici particulièrement difficiles à comprendre aujourd'hui?

Le fait que l’on tue tant de monde, y compris les enfants, est très difficile à comprendre pour nous. Nous sommes donc obliges de nous reposer sur ce que nous connaissons de Dieu, tel qu'il s'est révélé en Jésus-Christ, et d'accepter de ne pas comprendre ce qui ne nous a pas été révélé.
Il en est beaucoup qui trouvent, non sans raison, que le texte de Nb 31.13-18 est particulièrement choquant. Cependant, nous devrions garder à l’esprit un certain nombre de points. Beaucoup de ces femmes madianites avaient été directement impliquées dans le jeu de séduction qui avait entrainé des milliers de morts; elles ne faisaient que récolter un châtiment mérité. Mais les jeunes filles, les vierges, elles, n’avaient sans doute rien fait!

Imaginez que le Seigneur ait ordonné de les abandonner? Ces jeunes filles vulnérables se seraient retrouvées toutes seules, sans famille, sans amis. Que leur serait-il arrivé dans ce monde dur et dangereux? Dans le camp israélite, non seulement elles étaient protégées des dangers qu'elles auraient dû affronter si elles étaient restées seules, mais elles étaient bien traitées, comme l’exigeait la loi de Dieu.

Lisez Dt 21. 10-14. quels renseignements ce texte nous donne-t-il concernant le sort qui était réservé à ces captives ? Ne nous aide-t-il pas à mieux comprendre Nb 31 ?


VENDREDI

Pour aller plus loin: Lire: Ellen WHITE, Patriarches et prophètes, «L'apostasie au Jourdain», p. 433-441. « Les Israelites ont été induits dans le péché alors qu'ils jouissaient d'une période de repos et de sécurité [...] ils avaient négligé la prière et s'étaient abandonnés au sentiment de leur propre justice [...] Avant la chute d'un chrétien, il se fait dans son cœur, à l'insu du monde, un long travail préparatoire. Son esprit ne descend pas d'un seul coup de la pureté et de la sainteté dans les bas-fonds de la perversité, de la corruption et du crime. Il faut du temps pour qu'un être formé à l'image de Dieu s'écroule au niveau de la brute et ne devienne une incarnation de l'esprit satanique. Mais on finit toujours par ressembler aux images que l'on contemple. L'homme qui se livre à des pensées impures se transforme insensiblement jusqu'au moment où il regarde avec complaisance un péché qui autrefois lui faisait horreur. » - Ellen WHITE, Patriarches et prophètes, «L'apostasie au Jourdain», p. 439.

A méditer

 L’un des plus beaux dons que Dieu ait accordés aux êtres humains est celui de la sexualité. Mais c'est aussi celui dont on a abusé le plus et dont Satan se sert sans cesse - et avec grand succès – pour piéger et détruire ceux qui aiment Dieu et veulent le servir. Comment pouvons-nous nous aider les uns les autres résister à ses tentations dans domaine? Quels choix pouvons-nous aussi faire concernant nos vêtements, notre langage, nos manières, ce que nous regardons (les medias, par exemple) et notre comportement en général, afin d'écarter les occasions de chute et les tentations qui, dans ce domaine, sont source de tant de souffrances?

 Réfléchissez au désastre que la débauche et l’apostasie qui a suivi ont provoqué dans le camp israélite. Pensez à la souffrance du peuple dans son ensemble. Cela ne montre-t-il pas que c'est à nous, en tant que communauté de l'église, qu'incombe la responsabilité de réagir aux péchés existant parmi nous ?

 Les Israelites n'ont pas commis ce péché en une nuit. Ils y sont arrivés par un lent processus. Qu'en est-il de nous aujourd’hui, entant qu'église? Abaissons-nous nos gardes devant ce qui, même de façon très subtile, risque de nous endurcir et de nous conduire droit dans les filets de Satan? Quel rôle les normes de notre éthique chrétienne jouent-elles dans ce domaine essentiel? En quoi contribuent-elles à nous protéger d'un lent glissement vers l'apostasie et la ruine? Le peuvent-elles réellement? Si oui, alors comment les appliquer?

Résumé: L'effondrement moral des Israelites aux frontières de Canaan est un exemple des méthodes utilisées par Satan, en ces temps de la fin, pour pousser le peuple de Dieu à l’apostasie. «Veillez et priez, afin de ne pas entrer en tentation ; l’esprit est bien dispose, mais la chair est faible. » (Mt 26.41)

http://www.ecolesabbat.org/

Nombres 25; Nombres 31; Deutéronome 21:10-14; 1 Corinthiens 10:1-14 (Louis Segond)

Louis Segond (LSG)
Nombres 25

Nombres 25

1Israël demeurait à Sittim; et le peuple commença à se livrer à la débauche avec les filles de Moab.

2Elles invitèrent le peuple aux sacrifices de leurs dieux; et le peuple mangea, et se prosterna devant leurs dieux.

3Israël s'attacha à Baal Peor, et la colère de l'Éternel s'enflamma contre Israël.

4L'Éternel dit à Moïse: Assemble tous les chefs du peuple, et fais pendre les coupables devant l'Éternel en face du soleil, afin que la colère ardente de l'Éternel se détourne d'Israël.

5Moïse dit aux juges d'Israël: Que chacun de vous tue ceux de ses gens qui se sont attachés à Baal Peor.

6Et voici, un homme des enfants d'Israël vint et amena vers ses frères une Madianite, sous les yeux de Moïse et sous les yeux de toute l'assemblée des enfants d'Israël, tandis qu'ils pleuraient à l'entrée de la tente d'assignation.

7A cette vue, Phinées, fils d'Éléazar, fils du sacrificateur Aaron, se leva du milieu de l'assemblée, et prit une lance, dans sa main.

8Il suivit l'homme d'Israël dans sa tente, et il les perça tous les deux, l'homme d'Israël, puis la femme, par le bas-ventre. Et la plaie s'arrêta parmi les enfants d'Israël.

9Il y en eut vingt-quatre mille qui moururent de la plaie.

10L'Éternel parla à Moïse, et dit:

11Phinées, fils d'Éléazar, fils du sacrificateur Aaron, a détourné ma fureur de dessus les enfants d'Israël, parce qu'il a été animé de mon zèle au milieu d'eux; et je n'ai point, dans ma colère, consumé les enfants d'Israël.

12C'est pourquoi tu diras que je traite avec lui une alliance de paix.

13Ce sera pour lui et pour sa postérité après lui l'alliance d'un sacerdoce perpétuel, parce qu'il a été zélé pour son Dieu, et qu'il a fait l'expiation pour les enfants d'Israël.

14L'homme d'Israël, qui fut tué avec la Madianite, s'appelait Zimri, fils de Salu; il était chef d'une maison paternelle des Siméonites.

15La femme qui fut tuée, la Madianite, s'appelait Cozbi, fille de Tsur, chef des peuplades issues d'une maison paternelle en Madian.

16L'Éternel parla à Moïse, et dit:

17Traite les Madianites en ennemis, et tuez-les;

18car ils se sont montrés vos ennemis, en vous séduisant par leurs ruses, dans l'affaire de Peor, et dans l'affaire de Cozbi, fille d'un chef de Madian, leur soeur, tuée le jour de la plaie qui eut lieu à l'occasion de Peor.

Nombres 31

Nombres 31

1L'Éternel parla à Moïse, et dit:

2Venge les enfants d'Israël sur les Madianites; tu seras ensuite recueilli auprès de ton peuple.

3Moïse parla au peuple, et dit: Équipez d'entre vous des hommes pour l'armée, et qu'ils marchent contre Madian, afin d'exécuter la vengeance de l'Éternel sur Madian.

4Vous enverrez à l'armée mille hommes par tribu, de toutes les tribus d'Israël.

5On leva d'entre les milliers d'Israël mille hommes par tribu, soit douze mille hommes équipés pour l'armée.

6Moïse envoya à l'armée ces mille hommes par tribu, et avec eux le fils du sacrificateur Éléazar, Phinées, qui portait les instruments sacrés et les trompettes retentissantes.

7Ils s'avancèrent contre Madian, selon l'ordre que l'Éternel avait donné à Moïse; et ils tuèrent tous les mâles.

8Ils tuèrent les rois de Madian avec tous les autres, Évi, Rékem, Tsur, Hur et Réba, cinq rois de Madian; ils tuèrent aussi par l'épée Balaam, fils de Beor.

9Les enfants d'Israël firent prisonnières les femmes des Madianites avec leurs petits enfants, et ils pillèrent tout leur bétail, tous leurs troupeaux et toutes leurs richesses.

10Ils incendièrent toutes les villes qu'ils habitaient et tous leurs enclos.

11Ils prirent toutes les dépouilles et tout le butin, personnes et bestiaux;

12et ils amenèrent les captifs, le butin et les dépouilles, à Moïse, au sacrificateur Éléazar, et à l'assemblée des enfants d'Israël, campés dans les plaines de Moab, près du Jourdain, vis-à-vis de Jéricho.

13Moïse, le sacrificateur Éléazar, et tous les princes de l'assemblée, sortirent au-devant d'eux, hors du camp.

14Et Moïse s'irrita contre les commandants de l'armée, les chefs de milliers et les chefs de centaines, qui revenaient de l'expédition.

15Il leur dit: Avez-vous laissé la vie à toutes les femmes?

16Voici, ce sont elles qui, sur la parole de Balaam, ont entraîné les enfants d'Israël à l'infidélité envers l'Éternel, dans l'affaire de Peor; et alors éclata la plaie dans l'assemblée de l'Éternel.

17Maintenant, tuez tout mâle parmi les petits enfants, et tuez toute femme qui a connu un homme en couchant avec lui;

18mais laissez en vie pour vous toutes les filles qui n'ont point connu la couche d'un homme.

19Et vous, campez pendant sept jours hors du camp; tous ceux d'entre vous qui ont tué quelqu'un, et tous ceux qui ont touché un mort, se purifieront le troisième et le septième jour, eux et vos prisonniers.

20Vous purifierez aussi tout vêtement, tout objet de peau, tout ouvrage de poil de chèvre et tout ustensile de bois.

21Le sacrificateur Éléazar dit aux soldats qui étaient allés à la guerre: Voici ce qui est ordonné par la loi que l'Éternel a prescrite à Moïse.

22L'or, l'argent, l'airain, le fer, l'étain et le plomb,

23tout objet qui peut aller au feu, vous le ferez passer par le feu pour le rendre pur. Mais c'est par l'eau de purification que sera purifié tout ce qui ne peut aller au feu; vous le ferez passer dans l'eau.

24Vous laverez vos vêtements le septième jour, et vous serez purs; ensuite, vous pourrez entrer dans le camp.

25L'Éternel dit à Moïse:

26Fais, avec le sacrificateur Éléazar et les chefs de maison de l'assemblée, le compte du butin, de ce qui a été pris, personnes et bestiaux.

27Partage le butin entre les combattants qui sont allés à l'armée et toute l'assemblée.

28Tu prélèveras sur la portion des soldats qui sont allés à l'armée un tribut pour l'Éternel, savoir: un sur cinq cents, tant des personnes que des boeufs, des ânes et des brebis.

29Vous le prendrez sur leur moitié, et tu le donneras au sacrificateur Éléazar comme une offrande à l'Éternel.

30Et sur la moitié qui revient aux enfants d'Israël tu prendras un sur cinquante, tant des personnes que des boeufs, des ânes et des brebis, de tout animal; et tu le donneras aux Lévites, qui ont la garde du tabernacle de l'Éternel.

31Moïse et le sacrificateur Éléazar firent ce que l'Éternel avait ordonné à Moïse.

32Le butin, reste du pillage de ceux qui avaient fait partie de l'armée, était de six cent soixante-quinze mille brebis,

33soixante-douze mille boeufs,

34soixante et un mille ânes,

35et trente-deux mille personnes ou femmes qui n'avaient point connu la couche d'un homme. -

36La moitié, formant la part de ceux qui étaient allés à l'armée, fut de trois cent trente-sept mille cinq cents brebis,

37dont six cent soixante-quinze pour le tribut à l'Éternel;

38trente-six mille boeufs, dont soixante-douze pour le tribut à l'Éternel;

39trente mille cinq cents ânes, dont soixante et un pour le tribut à l'Éternel;

40et seize mille personnes, dont trente-deux pour le tribut à l'Éternel.

41Moïse donna au sacrificateur Éléazar le tribut réservé comme offrande à l'Éternel, selon ce que l'Éternel lui avait ordonné. -

42La moitié qui revenait aux enfants d'Israël, séparée par Moïse de celle des hommes de l'armée,

43et formant la part de l'assemblée, fut de trois cent trente-sept mille cinq cents brebis,

44trente-six mille boeufs,

45trente mille cinq cents ânes,

46et seize mille personnes.

47Sur cette moitié qui revenait aux enfants d'Israël, Moïse prit un sur cinquante, tant des personnes que des animaux; et il le donna aux Lévites, qui ont la garde du tabernacle de l'Éternel, selon ce que l'Éternel lui avait ordonné.

48Les commandants des milliers de l'armée, les chefs de milliers et les chefs de centaines, s'approchèrent de Moïse,

49et lui dirent: Tes serviteurs ont fait le compte des soldats qui étaient sous nos ordres, et il ne manque pas un homme d'entre nous.

50Nous apportons, comme offrande à l'Éternel, chacun les objets d'or que nous avons trouvés, chaînettes, bracelets, anneaux, pendants d'oreilles, et colliers, afin de faire pour nos personnes l'expiation devant l'Éternel.

51Moïse et le sacrificateur Éléazar reçurent d'eux tous ces objets travaillés en or.

52Tout l'or, que les chefs de milliers et les chefs de centaines présentèrent à l'Éternel en offrande par élévation, pesait seize mille sept cent cinquante sicles.

53Les hommes de l'armée gardèrent chacun le butin qu'ils avaient fait.

54Moïse et le sacrificateur Éléazar prirent l'or des chefs de milliers et des chefs de centaines, et l'apportèrent à la tente d'assignation, comme souvenir pour les enfants d'Israël devant l'Éternel.

Deutéronome 21:10-14

10Lorsque tu iras à la guerre contre tes ennemis, si l'Éternel les livre entre tes mains, et que tu leur fasses des prisonniers,

11peut-être verras-tu parmi les captives une femme belle de figure, et auras-tu le désir de la prendre pour femme.

12Alors tu l'amèneras dans l'intérieur de ta maison. Elle se rasera la tête et se fera les ongles,

13elle quittera les vêtements qu'elle portait quand elle a été prise, elle demeurera dans ta maison, et elle pleurera son père et sa mère pendant un mois. Après cela, tu iras vers elle, tu l'auras en ta possession, et elle sera ta femme.

14Si elle cesse de te plaire, tu la laisseras aller où elle voudra, tu ne pourras pas la vendre pour de l'argent ni la traiter comme esclave, parce que tu l'auras humiliée.

1 Corinthiens 10:1-14

1 Corinthiens 10

1Frères, je ne veux pas que vous ignoriez que nos pères ont tous été sous la nuée, qu'ils ont tous passé au travers de la mer,

2qu'ils ont tous été baptisés en Moïse dans la nuée et dans la mer,

3qu'ils ont tous mangé le même aliment spirituel,

4et qu'ils ont tous bu le même breuvage spirituel, car ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait, et ce rocher était Christ.

5Mais la plupart d'entre eux ne furent point agréables à Dieu, puisqu'ils périrent dans le désert.

6Or, ces choses sont arrivées pour nous servir d'exemples, afin que nous n'ayons pas de mauvais désirs, comme ils en ont eu.

7Ne devenez point idolâtres, comme quelques-uns d'eux, selon qu'il est écrit: Le peuple s'assit pour manger et pour boire; puis ils se levèrent pour se divertir.

8Ne nous livrons point à l'impudicité, comme quelques-uns d'eux s'y livrèrent, de sorte qu'il en tomba vingt-trois mille en un seul jour.

9Ne tentons point le Seigneur, comme le tentèrent quelques-uns d'eux, qui périrent par les serpents.

10Ne murmurez point, comme murmurèrent quelques-uns d'eux, qui périrent par l'exterminateur.

11Ces choses leur sont arrivées pour servir d'exemples, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles.

12Ainsi donc, que celui qui croit être debout prenne garde de tomber!

13Aucune tentation ne vous est survenue qui n'ait été humaine, et Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au delà de vos forces; mais avec la tentation il préparera aussi le moyen d'en sortir, afin que vous puissiez la supporter.

14C'est pourquoi, mes bien-aimés, fuyez l'idolâtrie.

Sabbat après-midi


Dieu ne permettrait pas à Balaam de maudire Israël. Mais Satan complota son renversement. Balak, sur le conseil de Balaam, tendit un piège. Israël aurait résisté avec bravoure à ses ennemis dans la bataille, et en serait sorti vainqueurs ; mais quand ils furent invités à des fêtes idolâtres, et que l’indulgence dans la consommation du vin avait assombri leur esprit, ils ne résistèrent pas à la tentation. Le péché des Hébreux entraîna leur destruction, comme ni la guerre ni les enchantements de Balaam ne pouvaient le faire. La protection qui les couvrait leur fut enlevée. Ils furent séparés de Dieu, et ce dernier devint leur ennemi. La colère du Seigneur était allumée contre Israël, et Ses jugements tombèrent sur lui. La plaie sévit immédiatement, et ceux qui étaient les plus coupables en furent les victimes. Ils se rendirent compte que « le salaire du péché est la mort. »

Le même Satan travaille maintenant avec le même but, pour affaiblir et détruire le peuple de Dieu alors qu’il approche de tout près la Canaan céleste. Il sait qu’il a peu de temps, et avec ses tentations subtiles il agira avec une puissance terrible pour le piéger sur les points faibles de son caractère. Ceux qui ont déshonoré leur esprit et leur affection en les plaçant là où la Parole de Dieu l’interdit, n’auront pas de scrupules pour déshonorer Dieu par différentes sortes d’idolâtries, et ils seront abandonnés à leurs viles affections. Il faut que nous veillions sur nos pensées, pour protéger notre âme, sur la base des injonctions de la sainte Parole de Dieu, et de veiller constamment à ne pas être trahis par le péché. The Bible Echo and Signs of the Times, October 1, 1889.


Dimanche, le 6 décembre 2009

Les Israélites maintenant se trouvaient tout près de la frontière de Canaan. Seule la rivière du Jourdain les séparait de la terre promise. A l’ouest, juste de l’autre côté de la rivière, s’étendait une vaste plaine verdoyante irriguée par des rivières venant de sources abondantes et généreusement agrémentée de tous les signes de beauté de la création. Ils avaient hâte d’entrer immédiatement dans leur héritage. La conquête des Amoréens et les cohortes géantes de Bashan leur avait donné confiance de remporter un succès facile de l’autre côté. Leur attente devenait fébrile. Ils gardaient les yeux fixés avec impatience sur la colonne, impatients de la voir se déplacer et de les conduire en avant. Mais elle ne donnait aucun signe de mouvement. Elle planait au-dessus des sommets des montagnes recouvrant de son ombre le tabernacle.

Cette période d’attente fut employée par Moïse pour préparer le peuple à son occupation permanente du pays de Canaan. Dans cette œuvre le temps et l’attention du grand leader furent complètement accaparés ; mais pour le peuple cette période de suspense et d’attente était des plus éprouvante, et avant que plusieurs semaines ne passent, leur histoire fut gâchée par les plus inquiétants écarts de la vertu et de l’intégrité. Signs of the Times, November 18, 1880.

A cette époque, des femmes madianites furent aperçues dans le camp en train de voler, seules ou en petits groupes. Leur apparence n’excitait aucune préoccupation et leur façon de faire était si tranquille que l’attention de Moïse ne fut pas attirée. L’objectif de ces femmes dans leur association avec les Hébreux était d’abord de dévier l’attention due au Dieu d’Israël vers les traditions, les rites et les coutumes païens, puis de les entraîner dans la transgression de la loi divine. Ces mobiles étaient astucieusement cachés sous la simple prétention d’amitié, de telle sorte que personne ne les suspectait, même pas le grand leader. Ces femmes païennes craignaient d’exciter l’indignation de Moïse, mais elles ne considéraient pas qu’une œuvre mauvaise puisse être cachée du regard d’un Dieu qui voit tout.

Leurs plans infernaux n’eurent que trop de succès. Il ne fallut pas beaucoup de temps pour que le poison de la licence et de l’idolâtrie se répandent comme une infection mortelle à travers la congrégation d’Israël. Le peuple sembla épris dans ses sens. Les chefs et les conducteurs du peuple furent parmi les premiers à franchir la ligne de démarcation morale ; et la défection fut si générale que la Parole sacrée rapporte qu’« Israël se joignit à Baal-Péor. » Quelle tristesse que le peuple qui avait été protégé d’une façon si impressionnante de la puissance de Satan marche maintenant d’une façon délibérée dans le filet que l’ennemi avait préparé pour lui !

Signs of the Times, December 30, 1880.

C'est le péché de débauche qui attira les jugements de Dieu sur Israël. L'audace des femmes pour piéger les âmes ne s'arrêta pas à Baal-Peor. En dépit du châtiment infligé aux pécheurs israélites, le même délit se répéta de nombreuses fois. Satan s'acharna à vaincre entièrement Israël. Sur le conseil de Balaam, Balak tendit un piège. Israël aurait pu combattre courageusement les ennemis au cours de la bataille, leur résister et sortir vainqueur ; mais quand les femmes attirèrent leur attention, cherchèrent leur compagnie, et les séduisirent par leurs charmes, ils ne résistèrent pas à la tentation. Ils furent entraînés dans des fêtes idolâtres, et leur penchant pour le vin obscurcit encore plus leurs cerveaux hébétés.

Ils perdirent le contrôle d'eux-mêmes et cessèrent d'obéir à la loi de Dieu. Leurs sens troublés par le vin et leurs passions non sanctifiées avaient à tel point renversé toute barrière morale qu'ils cédèrent à la tentation jusqu'à participer à ces fêtes idolâtres. Satan était résolu de les détruire, de polluer leur âme par la débauche. Des hommes courageux qui n'avaient jamais reculé dans une bataille ne surent pas défendre leur âme face à la tentation et se laissèrent emporter par leurs passions les plus basses…. Souillant d'abord leur conscience par la lubricité, ils en vinrent à mépriser le Dieu d'Israël.

De la même façon, à l'approche du terme de l'histoire du monde, Satan usera de tout son pouvoir et des mêmes tentations utilisées à l'égard de l'Israël d'antan, immédiatement avant son entrée dans le pays promis. Il tendra des pièges à ceux qui revendiquent l'observation des commandements de Dieu et se trouvent aux frontières de la Canaan céleste. Il fera tout son possible pour abuser les âmes et séduire dans ses points les plus faibles le peuple qui se réclame de Dieu. Conflict and Courage p. 115 ;

Conseils sur la conduite sexuelle, l’adultère et le divorce, p. 84.


Lundi, le 7 décembre 2009

La Bible illustre abondamment la grande influence des femmes perverses. Lorsque Balaam fut appelé pour maudire Israël, il en fut empêché: « Dieu, dit la Parole, n'aperçoit point d'iniquité en Jacob, il ne voit point d'injustice en Israël ». No.23:21. Mais Balaam, qui avait déjà cédé à la tentation, se mit sans réserve au service de Satan, et il résolut d'accomplir indirectement ce que Dieu ne lui avait pas permis d'accomplir directement. Il prépara un piège grâce auquel les enfants d'Israël, séduits par les belles Moabites, seraient amenés à transgresser la loi de Dieu. Ainsi, l'iniquité serait trouvée en eux et elle les priverait de la bénédiction du Seigneur. Leurs forces en seraient largement entamées et leurs ennemis ne redouteraient plus leur puissance parce que l'Éternel des armées ne serait point au milieu d'eux.

Ce récit est un avertissement donné à l'Église des derniers jours. Si les enfants de Dieu poursuivent la justice et la véritable sainteté, s'ils observent les commandements de Dieu, Satan et ses suppôts ne pourront les vaincre. L'opposition de leurs ennemis les plus acharnés sera vaine pour détruire et déraciner la vigne que Dieu a plantée. Satan sait ce que la triste expérience de Balaam lui a enseigné: aucune séduction ne prévaut contre Jacob et aucune divination contre Israël, lorsque les enfants de Dieu n'accueillent pas l'iniquité. C'est pourquoi l'adversaire emploiera toujours sa puissance et son influence pour nuire à leur unité et pour souiller la pureté de leur caractère. Il étend ses filets de mille manières différentes pour affaiblir leur pouvoir de faire le bien.

Testimonies, vol. 5, pp. 598, 599 ; Témoignages, vol. II, p. 284.

Balaam avait été contraint de bénir alors que son coeur voulait maudire ; il avait été déçu dans son espoir de richesses et d’honneurs ; et il était presque aussi profondément peiné du résultat de ses efforts que ne l’était Balak. Un plan lui vint à l’esprit – par le prince des ténèbres lui-même – qui semblait promettre la destruction d’Israël. Il fut proposé au roi et immédiatement adopté.

Les Moabites s’étaient rendu compte qu’aussi longtemps qu’Israël restait fidèle à Dieu, ce Dernier serait leur bouclier, et aucune puissance sur la terre ou en enfer ne pouvait leur faire du mal. Le plan maintenant était de dresser une barrière entre Israël et Dieu, en séduisant le peuple pour l’entraîner dans le péché. S’il pouvait être conduit à s’engager dans le culte licencieux de Baal et d’Astarté, leur Protecteur omnipotent deviendrait leur ennemi, et ils deviendraient une proie facile aux nations guerrières autour d’eux. Balaam retourna bientôt vers son lointain foyer ; mais son projet diabolique fut immédiatement mis à exécution. Signs of the Times, December 16, 1880.


Mardi, le 8 décembre 2009

Soudain Moïse se rendit compte du grand mal qui se développait dans le camp et il fut horrifié alors qu’il en découvrait la nature et son extension. Le complot de ces femmes viles et astucieuses avait eu un tel succès que son propre peuple participait aux scènes abominables accomplies pour le culte de Baal. Les sacrifices et les fêtes sacrilèges commencèrent à s’établir parmi les Israélites. Le leader âgé était rempli d’indignation, et la colère de Dieu s’alluma contre le peuple. Par l’autorité divine, Moïse adressa aux chefs d’Israël le commandement suivant : « Que chaque homme qui s’est joint au culte de Baal-Péor soit frappé. »

Cet ordre fut immédiatement exécuté. Le peuple se réveilla rapidement de l’énormité de son péché, par le jugement rapide envoyé par Dieu. Une peste terrible se répandit dans le camp, et vingt-quatre mille personnes de la congrégation furent une proie à ses ravages. Personne ne savait où cette plaie s’arrêterait. Mais tous comprirent que cette punition était juste. Envahis par la terreur, ils se hâtèrent vers le tabernacle, et avec pleurs et une profonde humiliation confessèrent leurs péchés.

Signs of the Times, December 30, 1880.

Dans les jugements qui suivirent le péché d’Israël, nous pouvons voir avec quelle horreur Dieu considère la mondanité, l’idolâtrie et la licence. Les mêmes dangers existent aujourd’hui et menacent la prospérité, en fait même l’existence de Son peuple. Les tentations de la luxure se sont largement développées depuis cette époque jusqu’à maintenant. Des scènes semblables sont constamment déployées avec les mêmes efforts pour les cacher. Une puissance ensorcelante tente de se déployer sur chaque âme qui n’est pas fortifiée par de fermes principes. Les avertissements des pères et des mères aussi bien que des ambassadeurs de Dieu ne sont pas écoutés. Les affections qui devraient être centrées sur Dieu sont abandonnées à l’idolâtrie d’objets sans valeur.

Signs of the Times, December 30, 1880.

C’est par miséricorde que le Seigneur détruisit ceux qui avaient été entraînés par Baal-Péor. Si on les avait laissé continuer à vivre, leur influence aurait corrompu toute la congrégation d’Israël. Le jugement qui vint sur eux fut un avertissement pour les autres de ne pas mépriser l’honneur et la gloire de Dieu. Souvent le Seigneur parle par des jugements pour réprimer l’iniquité. Il voit et fait des reproches concernant les péchés de ceux qui désobéissent à Ses lois, mais Il montre de la miséricorde à ceux qui Lui obéissent. Lorsque leurs penchants les engageraient dans le danger, il écarte loin d’eux leurs désirs. Review and Herald, August 31, 1905.


Mercredi, le 9 décembre 2009

Alors que le peuple pleurait devant Dieu à la porte du tabernacle, alors que la plaie accomplissait son œuvre de mort, et que les magistrats exécutaient leur mission terrible, l’un des nobles d’Israël vint hardiment dans le camp accompagné par une princesse madianite, qu’il escortait galamment vers sa tente. Cet outrage provocateur suscita l’indignation de tout Israël et une rapide rétribution s’en suivit sur l’offenseur. Phineas, le fils d’Eléazar le souverain sacrificateur, se leva du milieu de la congrégation et les frappa tous les deux. Cet acte prompt et déterminé souligna l’horreur des péchés qui avaient amené une si grande calamité sur Israël. Dieu approuva l’intervention de Phineas, et la plaie s’arrêta. Ainsi le prêtre qui avait exécuté avec zèle le jugement divin fut honoré devant tout Israël, et la prêtrise lui fut confirmée ainsi qu’à sa maison pour toujours.

En lisant cette histoire, il semble presque incroyable qu’un homme puisse être si aveuglé par la puissance ensorcelante d’une femme au point de se permettre une rébellion aussi obstinée et une rébellion aussi provocatrice contre le ciel, alors qu’il y avait une manifestation si terrible de la colère divine. Mais la nature humaine est la même à toutes les époques. Les tentations de Satan ne sont pas moins fortes aujourd’hui qu’elles ne l’étaient aux jours de l’ancien Israël.

Satan a toujours réussi ses plus grands succès lorsque son peuple a négligé de maintenir sa séparation d’avec le monde – ses coutumes, ses pratiques et ses principes. Il n’y a que deux grands groupes parmi les hommes – les serviteurs de Christ et les serviteurs de Satan. Leurs chefs sont opposés dans chaque détail. Notre Seigneur Jésus-Christ, qui est venu pour vaincre le prince des ténèbres déclare : « Si vous étiez du monde, le monde vous aimerait ; mais parce que vous n’êtes pas du monde, mais que je vous ai choisis du milieu du monde, le monde vous hait. » Ici Christ fait une distinction claire entre Ses disciples et le monde. Ceux qui font partie du monde sont en opposition directe avec ceux qui aiment Dieu et qui gardent Ses commandements. Le coeur doit être protégé avec diligence afin que l’humain ne soit pas exalté au-dessus du divin. Si ceux qui professent d’aimer et de servir Dieu suivent leurs impulsions aveugles plutôt que la raison et la conscience, ils failliront sous les séductions de Satan. On devrait veiller et contrôler les affections, de peur qu’elles ne soient placées sur des objets sans valeur qui sont interdits dans la Parole de Dieu. Signs of the Times, December 30, 1880.

Jamais le vice n’a été plus provocateur, plus obstiné ou plus osé qu’il ne le fut par Zimri, prince de la tribu de Siméon. Une telle exhibition d’effronterie vis-à-vis de Dieu est à peine croyable. Il apparut publiquement devant le peuple escortant une prostituées madianite, de la haute société, une fille d’un chef de Madian, à la vue de Moïse et de la congrégation. Il voulait démontrer par cela son mépris de Dieu. Il se glorifia dans son acte honteux ; car le vin avait perverti ses sens. Il déclara ouvertement son péché comme étant celui de Sodome. La position sociale qu’il avait occupée avait exercé une grande influence. Moïse et le peuple qui n’avait pas pris part à cette grande violation de la loi de Dieu, pleuraient et se lamentaient à la porte du tabernacle pour les péchés du peuple, et à cause de la plaie qui avait commencé. Mais alors que le peuple démontrait son affliction, ce prince mit au défi les juges d’oser le molester. Les prêtres pleuraient entre le portail et l’autel : « Epargne ton peuple, Oh Seigneur, et ne rejette pas ton héritage. » Phinéas, fils d’Eléazar et le fils d’Aaron le prêtre, le vit, se leva du milieu de la congrégation, prit un javelot, courut après l’homme d’Israël dans sa tente et les tua tous les deux. Ceci arrêta la plaie. Review and Herald, May 17, 1887.


Jeudi, le 10 décembre 2009

L’œuvre de Moïse pour Israël était presque terminée. Mais il restait encore un acte que le leader âgé devait faire avant qu’il n’entre dans son long repos. « Venge les enfants d’Israël de ce que les Médianites ont fait. » Fut l’ordre divin, « Tu seras alors réuni à ton peuple. » Ce mandat fut communiqué à Israël, non pas comme la parole de Moïse mais comme celle de Christ, leur Leader invisible ; et il fut immédiatement exécuté. Mille hommes furent choisis de chaque tribu en Israël et envoyés contre les Médianites. Dans la bataille qui suivit, ce peuple fut vaincu et il y eut un grand massacre.

Les hommes qui ont exécuté promptement et rapidement les jugements divins sur ces nations païennes ont été considérés comme durs et sans miséricorde en exterminant tant de vies humaines. Mais tous ceux qui raisonnent ainsi, ne comprennent pas le caractère et les agissements de Dieu. Dans Sa miséricorde infinie, le Seigneur avait longuement épargné ces nations idolâtres, leur donnant évidences sur évidences que Lui, le Tout-Puissant Jéhovah, était le Dieu qu’ils devaient servir. Il avait ordonné à Moïse de ne pas faire la guerre contre Moab ou Madian, parce que la coupe de leurs iniquités n’était pas encore pleine. Davantage d’évidences devaient être encore données ; une lumière claire et distincte devait encore briller sur eux du trône de Dieu Lui-même.

Quand le roi de Moab avait appelé Balaam pour prononcer une malédiction sur Israël, la bonté et la miséricorde de Dieu furent déployées d’une façon frappante. Cet homme corrompu, hypocrite et avaricieux, dont le coeur souhaitait maudire le peuple de Dieu pour obtenir une récompense, fut contraint de prononcer sur lui les bénédictions les plus riches et les plus sublimes. Les Moabites eux-mêmes purent voir que c’était la puissance de Dieu qui contrôlait le prophète avare, et le contraignait dans des refrains exaltés à proclamer Israël comme le peuple choisi de Dieu, et que Son bras puissant était son protecteur. Là, le dernier rayon de lumière brilla sur un peuple au cou raide qui avait établi sa volonté en défi à la volonté de Dieu. Lorsque, sur la suggestion de Balaam, le piège fut présenté à Israël, et qu’il en résulta la destruction de plusieurs milliers de personnes, les Madianites mirent alors le comble à leurs iniquités. Alors leur temps de grâce était terminé, la porte de la miséricorde fut fermée pour eux, et la mission fut déterminée par Celui qui peut créer et qui peut détruire : « Détruisez les Madanites ; car ils vous tourmentent avec leurs séductions. »

Ceux qui se plaindraient de Dieu, ou qui mettraient en question la sagesse et la justice de Ses agissements vis-à-vis de Ses créatures, devraient prendre conscience de leur propre incompétence et de leur sagesse limitée pour déterminer quelle conduite convient au Juge de toute la terre. Ils devraient faire en sorte qu’eux-mêmes se conduisent de telle sorte qu’ils ne deviennent les sujets de Sa colère. Ils devraient laisser au Seigneur le soin d’accomplir l’œuvre de Ses mains selon Ses sages objectifs.

Moïse avait été rempli de tristesse et d’indignation par les pièges trompeurs qui avaient entraîné Israël dans le péché et avait ainsi attiré la colère de Dieu. Dans l’ordre de faire la guerre contre les Madianites, Moïse ne vit pas seulement la justice de Dieu accomplissant Ses jugements sur le coupable, mais Sa miséricorde en donnant à Israël la victoire sur un peuple qui cherchait par tous les moyens infernaux d’accomplir leur destruction. Les Israélites devaient s’engager dans cette guerre non pas pour gratifier leur malice ou leur revanche, mais comme les instruments de Dieu pour accomplir Ses exigences, animés seulement par le zèle pour la gloire divine.

Signs of the Times, January 6, 1881.

Aujourd’hui, comme dans les anciens temps, il y a une œuvre désagréable à accomplir pour s’opposer au péché. Dans cette œuvre, Dieu utilise les hommes comme Ses instruments, des hommes ayant un objectif déterminé, qu’aucune menace ou péril ne peut intimider, qu’aucune difficulté ne peut écarter du chemin du devoir – des hommes qui n’oublieront jamais leur mandat sacré en tant que serviteurs du Très-Haut. Le Seigneur fait appel à des hommes qui agissent promptement, avec le courage des héros et la fermeté et la foi des martyrs pour faire tomber les images idolâtres qui ont usurpé Sa place dans l’esprit des hommes, et qui font face aux forces armées du mal sur le terrain de bataille. Mais en tout cela il n’y a aucune excuse pour se permettre d’être dur ou sévère afin de gratifier ses propres faux sentiments.

Signs of the Times, January 6, 1881.


Vendredi, le 11 décembre 2009

Pour aller plus loin : Patriarches et prophètes, chapitre 41, pp. 433-441.


http://www.adventverlag.ch/egw/f/complements2009.html

Wednesday, December 2, 2009

LA FOLIE DU PROPHETE




www.autresregards.be


La « folie » du prophète, Nombres 22-24


Dans de nombreux textes, la Bible garde une idée assez négative de Balaam, souvent (2 Pi 2,15.16 ; Ap 2,14) il paraît comme un prophète intéressé par l’appât du gain, poussant les enfants d’Israël à l’idolâtrie. L’Ancien Testament aussi voit en lui un ennemi d’Israël soudoyé par l’ennemi moabite méritant la mort (No 31,8.16 ; Dt 23,5 ; Jos 13,22). Peut-être ces mentions et le récit plutôt positif de No 22-24 ont-ils des origines différentes (1). Il est d’autant plus remarquable que la Bible « juive » (l’Ancien Testament) ait retenu ce « héros » de la bénédiction n’appartenant pas au peuple d’Israël et d’autant plus important d’accorder toute notre attention à la lecture de la singularité de ce texte.


Ces chapitres nous parlent aussi particulièrement de bénédiction et de malédiction dans un contexte où le peuple d’Israël connaît ses premières victoires (contre les Amorites, No 21). Pour cette raison, le roi de Moab croit ne pouvoir vaincre ce peuple que par une formule magique (2) de malédiction dont, apparemment, Balaam est le champion. Nous avons choisi d’approfondir surtout No 22 qui nous paraît la clef des chapitres suivants.


1. No 22, 1-20 : Balaq ou le prix de la malédiction

Ce texte nous relate le conflit si courant à toutes les époques entre un puissant et un homme de Dieu. Le roi moabite Balaq croit que tout a un prix, même la bénédiction ou la malédiction ; il pense pouvoir imposer sa volonté moyennant une importante équipe de négociation et un bon salaire. Son objectif est clair : il compte « se servir » des facultés de malédictions de Balaam pour arriver à ses fins militaires qui consistent à battre et chasser « ce peuple qui couvre la surface de la terre » (V. 5 ; sa vision paraît légèrement exagérée). En face de lui, nous avons un « bon croyant » qu’on pourrait retrouver à toutes les époques ; le fait qu’il ne soit pas Israélite ne contribue qu’à renforcer son caractère universel : il est en relation avec le Dieu personnel d’Israël (« le Seigneur » - v.8 - traduit le tétragramme YHWH qui est une sorte de « prénom » de Dieu, nom par lequel il s’est révélé à Moïse au buisson ardent), il consulte « son Dieu » (v.18), se rend dépendant de sa réponse et lui obéit en refusant (v.13) ou acceptant (v.20) de suivre la délégation de Balaq. Il fait tout ce que nous attendrions d’un bon chrétien. La suite du récit est d’autant plus étonnante


(1) Pour la ville de Petor sur le Fleuve (No 22,5), deux origines sont attestées : dans la région d’Aram, c’est-à-dire du Moyen Euphrate (Dt 23,5) ou au pays d’Edom, patrie d’Esaü (Gen 36,37)


(2) Cette conception magique de la bénédiction et de la malédiction est également connue dans d’autres passages bibliques : une fois accordé le droit d’aînesse à Jacob, Isaac lui-même ne peut le reprendre pour l’accorder à Esaü (Gen 27,33). Dans un contexte moderne marqué par la superstition et le fatalisme, la bénédiction faisant partie de la souveraineté de Dieu, les textes bibliques gardent toute leur actualité.



QUESTION POUR LA MEDITATION ET LA REFLEXION :

Nous arrive-t-il de tomber, comme Balaq, dans une vision utilitariste des affaires de Dieu? Donnez des exemples.


Quel sens donneriez-vous aux questions par lesquelles Dieu se « renseigne » auprès de Balaam (par ex. Qui sont ces hommes qui se trouvent chez toi ? V.9)


Y a-t-il besoin de prier, de demander la volonté de Dieu quand il s’agit de projet de malédiction et de mort ?



2. V. 21-40 : Un Dieu capricieux et une ânesse qui s’écarte

Suite à la permission donnée par Dieu, Balaam se met donc en route. La suite du texte nous paraît donc incompréhensible : Dieu se fâche en le voyant partir, et l’ange du Seigneur tente de lui barrer la route comme s’il n’avait fait qu’à sa tête. De plus, il pourrait le tuer, et Balaam ne doit sa vie qu’à la « sagesse » d’une ânesse. Pourquoi, en fin de compte, l’ange du Seigneur juge que le voyage de Balaam est entrepris à la légère (v.32) alors qu’il l’y avait autorisé lui-même ? Ces questions surgissent sans doute pour nous inciter à entrer plus profondément dans la signification du texte.


De l’autre côté, nous pouvons également observer quelques incohérences dans l’attitude et le comportement de l’homme de Dieu. Lorsque son ânesse dévie, son mécontentement va crescendo : d’abord il la bat pour la ramener dans le bon chemin, ensuite parce qu’elle lui écrase le pied contre le mur, puis il laisse libre cours à sa colère contre elle pour finir par avoir envie de la tuer. Tout comme l’ânesse s’écarte du chemin pour se serrer contre le mur ou s’affaisse sous Balaam, le texte biblique met en scène l’écart de l’homme de Dieu dans son discours d’un côté et son attitude de l’autre (3). Certes, Balaam a une relation étroite avec son Dieu et lui demande sa volonté, mais il apparaît incapable de voir la main de Dieu dans son propre cheminement et surtout quand cela ne cadre pas avec ses propres plans. L’écart qui existe donc entre son discours et son attitude ne reflète-t-il pas aussi celui entre son discours de Dieu et son expérience de Dieu ? Tout en se remettant à Dieu, Balaam est parti pour une « commande » de malédiction. A-t-il seulement conscience dans quoi il s’est engagé ? Peut-il disposer si facilement de la malédiction ou de la bénédiction ? Finalement, nos entreprises humaines ne sont-elles pas toutes bien souvent des « voyages entrepris à la légère » ? Mais il ne s’agit moins de moraliser ou de culpabiliser que de mettre en relief la possibilité de grandir.


QUESTION POUR LA MEDITATION ET LA REFLEXION :

Nous avons l’habitude de parler à Dieu et de Dieu. Comment garder à l’esprit l’écart qui existe entre les pensées de Dieu et les pensées humaines (Es 55,7-8) ?


La conscience de cet écart vous paraît-il importante, indispensable, superflue, désagréable ... ? Commentez vos réactions.


Balaam grandit, mais comment l’apprend-il ? Tout d’abord, dans son corps. En prenant conscience que quand les choses vont de travers, il se met en colère et à battre, il a envie de tuer. L’ânesse qui parle paraît sortir tout droit d’un conte de fée ; pourtant, c’est elle, l’animal avec son côté instinctif, voire intuitif de l’être vivant qui voit l’ange de Dieu et qui tente de sauver son maître. De son côté, l’homme de Dieu, instruit, intelligent, moralement apparemment impeccable, ne reconnaît pas Dieu. Puis, l’apprentissage se fait par la relation : c’est quand l’ânesse se « révèle » comme « ton ânesse, celle que tu montes depuis toujours » (v.30), que Balaam devient prêt à voir l’ange de Dieu, à s’incliner devant Dieu et à reconnaître sa faute, celle de ne pas avoir reconnu la présence de Dieu qui lui barrait la route, celle de l’instinct qui lui parlait.


Enfin Balaam a appris quelque chose d’important : Alors que Dieu lui avait dit qu’il fera seulement ce qu’il lui dira (v.20), il lui précise maintenant qu’il dira seulement la parole que Dieu lui dira (v.35.38). Il est passé d’un exécutant à un prédicateur de « bonne annonce », autrement dit un évangile qui l’a touché dans sa chair, qui lui a permis de rencontrer le Dieu Tout autre et de grandir.


(3) Dans la première partie, Balaam prend la parole à plusieurs reprises : avec la délégation de Balaq, pour répondre à Dieu, pour parler à Dieu, pour parler de Dieu, pour défendre ses choix. Dans la deuxième partie, nous rencontrons un Balaam prononçant moins de paroles – il ne parle que pour répondre à l’ânesse et à l’ange du Seigneur.




QUESTION POUR LA MEDITATION ET LA REFLEXION :

Comment, dans notre vie spirituelle, dans notre vie d’Eglise, dans nos efforts d’évangélisation passer du programme à la relation ?


La perception instinctive, intuitive de Dieu a-t-elle une place chez vous ? Comment lui donner une place plus importante dans nos approches souvent si cérébrales ?

http://www.adventist.be/french/eds/09Nombres28Novembre09.pdf


Doris Vargas- Hordosch