LA LECON DE L'ECOLE DU SABBAT

APOC. 14: 12 "C'EST ICI LA PERSEVERANCE DES SAINTS, QUI GARDENT LES COMMANDEMENTS DE DIEU ET LA FOI DE JESUS." Consultez les liens pour la lecon de l'ECOLE DU SABBAT DE LA SEMAINE COURANTE EN BAS DE CETTE ANNONCE A DROITE. Et lisez L'INTRO., LES SOUS-TITRES ET LA CONCLUSION avant, ensuite si vous vous voulez lire a vol d'oiseau, lisez le commencement et la fin de chaque paragraphe. ET GARDEZ TOUJOURS EN MEMOIRE LE SUJET SPECIFIQUE DONT IL EST QUESTION, ET SOUVENEZ-VOUS DU GRAND TITRE ET DES SOUS-TITRES et de leur contexte respectif. QUEL EST LE SUJET EN QUESTION? C'est ce qui est important...SOYEZ BENIS!!!




Monday, June 28, 2010

PAUL ET ROME

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Paul et Rome

Romains 15.20-29

INTRODUCTION GENERALE AU TRIMESTRE:

L’épitre aux romains est un monument de la pensée apostolique. Tout
au long de l’histoire, les grands théologiens ont scruté cette lettre.
C’est cependant au 16e siècle, au moment de la Réforme, qu’elle a
rencontré l’intérêt le plus vif. Elle reste une pierre de touche pour la
pensée chrétienne, car c’est tout l’évangile que l’apôtre y formule, de
manière systématique.

Au moment où il écrit cette lettre, Paul se trouve très probablement à
Corinthe, aux environs de l’année 57. Il a évangélisé les non-juifs dans
la partie orientale du bassin méditerranéen (Rm 15.19). Il a déjà
rédigé une bonne partie de ses épitres (Thessaloniciens, Corinthiens,
Galates, peut-être Philippiens).

Nous ne savons pas précisément qui sont les destinataires de l’épitre
aux romains. Une chose est sûre: le nom de Christ a été proclamé dans
la capitale, mais ce n’est pas l’apôtre Paul qui l’a prêché, car il n’est
pas encore allé à Rome.

Le plan suivant, proposé par la NBS, peut nous aider à comprendre
l’articulation de l’épitre:

1. La foi seule justifie : 1.16-4.25

La foi justifie les hommes
- non-Juifs (1)
- Juifs (2)
- finalement tous les hommes (3.1-20)

La justification concerne :
- tous les hommes (3.21-30)
- mais déjà Abraham (4.1-12)
- et aussi les non-Juifs (4.13-25)

2. Loi de mort, loi de vie : 5-8

Le Christ délivre de la mort
- car lui seul est mort pour tous (5)
- par le baptême nous sommes associés à lui (6)
- qui seul rompt l’esclavage de la loi et du péché
(7)

La vie dans l’Esprit, c’est
- se laisser conduire par l’Esprit (8.1-11)
- vivre en tant que fils adoptif (8.12-21)
- que rien ne peut séparer du Père (8.22-39)

3. La grâce pour tous les hommes : 9-11

Pourtant Israël s’est endurci
- malgré ses authentiques privilèges (9.1-5)
- en ne comprenant pas qu’il a été choisi par
grâce (9.6-29)
- en cherchant à se justifier par ses oeuvres
(9.30-10.21)

Mais cet endurcissement n’’est que partiel et provisoire
- un reste demeure en Israël (11.1-10)
- même les croyants non-juifs sont greffés sur
Israël (11.11-24)
- un jour tout Israël sera sauvé (11.25-32)

4. La vie de l’homme justifié : 12-15

Il pense et agit autrement
- renouvelé dans son intelligence (12.1-3)
Jacques Rase 3
- il met ses dons au service des autres (12.4-16)
- il cherche à vivre en paix avec tous les hommes
(12.17-13.14)

Accueilli par le Christ, il accueille à son tour
- sans juger ni mépriser les usages particuliers
(14)
- selon le projet divin d’unir Juifs et non-)Juifs
(15.1-13)
- comme l’illustre l’apôtre dans son ministère
(15.14-16.27)

Dans le texte de Romains 15.20-29, Paul évoque un moment
charnière de son ministère.

En lisant ce texte, posez-vous (ou plutôt posez-lui) les questions
suivantes :

• quels sont dans ce texte les éléments qui évoquent le passé, le
présent, le futur de la mission de Paul ?

• quelles sont les contrées citées, et en quoi peut-on les relier aux
différents moments du ministère de l’apôtre?

• quels sont les personnes évoquées, comment sont-elles
nommées ?

Dans les versets 20-22, Paul fait le point sur la spécificité de son
ministère. Il a rappelé le succès de son oeuvre en Orient (15.17-19).
Jusqu’à présent, il s’est mis comme point d’honneur d’organiser son
travail en respectant deux limites : un territoire ( Christ n’avait pas
été nommé) et des personnes (ceux qui n’avaient pas entendu
parler). L’objectif était de ne pas marcher sur les plates-bandes des
autres évangélistes (voir Galates 2.7-9). Il pense que sa mission est de
poser des fondements. Il a donc effectué un travail de pionnier en
Orient, ce qui a mobilisé toute son énergie jusqu’à présent.

C’est pour ces raisons qu’il écrit seulement maintenant aux croyants de
Rome alors que, pendant longtemps, il n’a pas cherché à entrer en
contact avec eux.

Paul fait le point sur sa mission : ce qui a été réalisé, le présent, les
projets d’avenir. M’arrive-t-il aussi de m’arrêter pour faire le point ?
Comment est-ce que j’analyse mes réalisations passées ? Quels sont
mes projets d’avenir ?

Paul est très respectueux du ministère de chacun. Il veille
soigneusement à ne pas empiéter sur le « territoire » des autres ?
Qu’en est-il dans mon église ? Qu’en est-il pour moi ?

L’essentiel, pour l’apôtre, c’est la mission. Qu’en est-il pour moi ?
L’annonce de la bonne nouvelle du salut est-elle au centre de ma vie ?
v.23, 24 – Paul a été certainement encore plus actif que nous le
rapporte le livre des Actes. La stratégie de Paul est claire. Il n’est pas
allé partout, mais il a « quadrillé » (circulairement – v.19) la contrée
qui va de la Palestine à l’Adriatique, en confiant à des collaborateurs les
églises « plantées » pour continuer son travail de pionnier. Il ne veut
pas maintenant retourner vers ces églises, courant ainsi le risque
d’entrer en concurrence avec ses successeurs.

Il peut dès lors envisager de partager quelques moments avec les
romains. Remarquez les expressions « vers vous », « chez vous »,
« par vous », qui montre un désir de les connaître, un désir de
relations et de communion avec eux.

Puisque l’église de Rome a déjà été fondée par quelqu’un d’autre, il ne
veut pas s’attarder à Rome. Son passage sera non une mission
d’évangélisation, mais une simple visite. Paul veut passer par Rome
pour se rendre vers un nouveau terrain vierge : l’Espagne.

Suis-je respectueux du travail des autres, et heureux de leurs
succès? Comment collaborer davantage pour le bien de ma
communauté locale, et de l’Eglise?

Paul souhaite jouir de la relation avec ses frères romains. Quel est
l’état des relations dans mon église ? Que faire pour développer la
qualité des relations ? Comment est-ce que j’accueille un frère de
passage ? Ai-je le désir d’apprendre à le connaître ?

v.25–27. Il reste à Paul une mission urgente et périlleuse : apporter
à Jérusalem le produit de la collecte effectuée dans les Eglises qu’il a
fondées. S’il s’agit toujours de la même collecte qu’en 1 Cor 16, cela
fait 3 ans qu’elle dure. Les fonds devaient donc être considérables,
même s’ils ont pu être apportés en plusieurs fois à Jérusalem. On
comprend que Paul souhaite être accompagné (1 Cor 16.4).
Paul espère un bon accueil de ce don qui doit sceller l’unité entre les 2
composantes de l’Eglise primitive : les chrétiens d’origine juive et les
chrétiens d’origine grecque. (Rm 15.31).

Ce retour à Jérusalem (voir Actes 19.21) est pour Paul tout un
symbole. Une boucle est bouclée. Il est parti de Jérusalem avec un
message à apporter aux païens, et il apporte maintenant les fruits de
son travail et l’aide pour les frères de Jérusalem. C’est comme si, avant
de partir vers Rome et l’Espagne, il voulait avoir les mains libres. Avant
de se lancer dans une nouvelle mission, il veut obtenir quitus sur sa
mission en Orient par les frères de Jérusalem (« terminé cette affaire »
v.28 – voir aussi le v.31).

Suis-je conscient de mes dons et capacités ? Comment puis-je les
employer au mieux ?

Dans ma communauté, comment les différents groupes contribuentils
– chacun avec leurs capacités – au développement de l’Eglise ?
Comment peut-on s’aider les uns les autres ?

Ai-je conscience de ce que je peux apporter aux autres, mais aussi
de ce que je peux recevoir d’eux ? Suis-je soucieux de favoriser l’unité
(pas l’uniformité) de ma communauté locale, et de l’Eglise en général ?

v.28-29 – Ayant parlé de son ministère passé en Orient, expliqué sa
mission présente à Jérusalem. Il aborde à présent ses projets d’avenir.
Il a toujours voulu être disponible pour le service de Dieu, quelles que
soient les contrées où l’Esprit le poussait. Il a répondu à l’appel du
Macédonien (Actes 16) et a mis le pied sur le continent européen. Il
veut maintenant explorer ce territoire jusqu’au bout : l’Espagne.
Il veut aussi rassurer les Romains : son voyage n’est pas une entorse
au contrat apostolique… Il a lieu avec la pleine bénédiction du Christ, et
probablement « avec l’accord de tous ».


On aurait pu croire l’apôtre fatigué et heureux d’en avoir terminé
avec sa mission. Pourtant il élabore de nouveaux objectifs. Quel
dynamisme.… Y a-t-il des moments où je pense en avoir fait assez pour
Dieu ? Ai-je envie de me lancer de nouveaux défis ? Qu’est-ce qui
pourrait alors me motiver?

Mon objectif est-il d’apporter la bénédiction du Christ?
Que l’étude de ce trimestre soit pour chacun de vous une bonne
nouvelle, une source de « bénédiction du Christ ». « Que le Dieu de la
paix soit avec vous tous ! » (15.33)

Jacques Rase

Sunday, June 27, 2010

PAUL ET ROME

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_ Paul et Rome

Idéalement, pour étudier l'épître aux Romains, après avoir examiné le contexte historique, il faudrait commencer par Rm 1.1, puis parcourir le livre entier, verset par verset. Du fait que nous n'avons qu'un trimestre pour étudier ce livre, nous avons été obligés d’être sélectifs. On pourrait facilement consacrer quatre trimestres et non un seul à l'explorer. C'est pourquoi nous n'aborderons que les chapitres clefs, ceux contenant l’essentiel du message de Paul.

Il est extrêmement important que le lecteur de l’épître aux Romains en comprenne le contexte historique. Il est difficile sans cela de comprendre ce que dit l'apôtre. Paul écrivait à un certain groupe de croyants, à une certaine époque et pour une certaine raison; connaître, autant que possible, cette raison nous aidera énormément dans notre étude.

Il nous est nécessaire, par un effort d'imagination, de nous transporter à Rome, de devenir membres de la congrégation de Rome, puis, en tant que membres de cette Église du 1er siècle, d’écouter Paul et les mots que le Saint-Esprit lui a inspirés à l'époque.

Aussi surprenant que cela soit, ce livre rédigé il y a longtemps et dans un tout autre contexte contient des messages qui sont actuels pour le peuple de Dieu aujourd'hui, dans tous les pays et presque dans toutes les situations. C'est pourquoi nous devons recevoir dans un esprit de prière les paroles qui y sont écrites et les appliquer à notre vie.

* Etudiez cette leçon pour le sabbat 3 Juillet.


Étude de la semaine : Ac 28.17-31; Rm 1.7; 15.14, 20-27; Ep 1 ; Ph 1.12

Versets à mémoriser: «Je rends d'abord grâce à mon Dieu pour vous tous, par Jésus-Christ, parce qu'on parle de votre foi dans le monde entier. » (Rm 1.8)

Dimanche

La date et le lieu

D'après Rm 16.1, 2, Paul a probablement rédigé la lettre aux Romains à Cenchrées, ville située près du port, à l’est de Corinthe, en Grèce. Le fait qu'il ait mentionné Phoebé, qui résidait à Corinthe même, indique qu'il a probablement écrit sa lettre à Cenchrées.

Il est important de connaitre les lieux où les lettres du Nouveau Testament ont été rédigées afin de trouver leur date. Du fait que Paul voyageait beaucoup, savoir où il se trouvait à telle ou telle époque donne une idée à ce sujet.

Paul a créé l’église de Corinthe lors de son second voyage missionnaire, de 49 à 52 après J.-C. (Voir Ac 18.1-18). Lors de son troisième voyage, en 53-58 après J.-c., il s'est a nouveau rendu en Grèce (Ac 20.2, 3) et c'est alors qu'il a reçu une offrande pour les chrétiens de Jérusalem, vers la fin de son voyage (Rm 15.25, 26). L'épître aux Romains a donc probablement été écrite dans les premiers mois de l'an 58.

A quelles autres importantes églises Paul a-t-il rendu visite lors de son troisième voyage missionnaire ? Ac 18.23.

En rendant visite aux églises galates, Paul avait découvert que pendant son absence, de faux enseignants avaient persuadé les membres de se soumettre à la circoncision et d'observer d’autres règlements de la loi de Moise. Craignant que ses opposants n'arrivent à Rome avant lui, Paul a rédigé une lettre (la lettre aux Romains) pour que le même problème ne se reproduise pas à Rome. On pense que l'épître aux Galates a également été écrite à Corinthe pendant les trois mois que Paul y a passés lors de son troisième voyage missionnaire, sans doute peu de temps après son arrivée.

« Dans son épître aux Romains, Paul établit les grands principes de l'Évangile. Il définit sa position concernant les questions qui agitaient les églises juives et païennes. Il montre que les espérances et les promesses, qui jadis s’appliquaient spécialement aux Juifs, étaient maintenant offertes aussi aux Gentils. » - Ellen WHITE, Conquérants pacifiques, « Le salut pour les Juifs », p. 331.

Comme nous l'avons dit, il est important, lorsqu'on étudie les livres bibliques, de savoir pourquoi ils ont été écrits, c'est-à-dire à quelle situation ils répondaient. C'est pourquoi il est essentiel, pour comprendre l'épître aux Romains, de connaitre les questions qui agitaient les églises d'origine juive et païenne. Nous aborderons ces questions dans la leçon de la semaine prochaine.

Quelles leçons agitent votre église à présent ? Les menaces viennent-elles de l’extérieur ou de l’intérieur ? Quel est votre rôle au sein de ces débats ? Combien de fois vous êtes-vous demandé quel était votre rôle, votre position et votre attitude dans certaines querelles ? Pourquoi est-il essentiel de faire dans ce cas l’examen de soi ?

Lundi

Un contact personnel


Une lettre est une chose, une visite en est une autre. C'est pourquoi Paul a annoncé dans sa lettre qu'il avait l'intention de venir en personne. II voulait leur faire savoir qu'il allait venir et pourquoi.

Lisez Rm 15.20-27. Pour quelles raisons Paul ne s'était-il pas rendu à Rome plus tôt? Qu'est-ce qui l'avait décidé à venir? Dans son raisonnement, la mission n'avait-elle pas un rôle central? Que nous apprennent les paroles de Paul sur sa mission et son témoignage ? Quel point intéressant - et important - Paul souligne-t-il au verset 27 sur les Juifs et les gentils ?

Le grand missionnaire auprès des gentils se sentait constamment poussé à annoncer l'Évangile dans les régions où il n'était pas connu, laissant d'autres que lui continuer l'œuvre dans les zones où il avait déjà prêché. A une époque où le christianisme était naissant et les ouvriers peu nombreux, travailler dans des régions ou l'Évangile avait déjà pénétré aurait signifié pour Paul une perte en précieuse énergie missionnaire. Il déclarait : " J'ai mis un point d'honneur à annoncer la bonne nouvelle là où le Christ n'avait pas été nommé, pour ne pas construire sur les fondations d'autrui " et aussi : " ceux qui n'en n'avaient pas entendu parler comprendront ". (Rm 15.20,21)

Il n'était pas dans l'intention de Paul de s'installer à Rome. Il avait pour but d'évangéliser l'Espagne. Il espérait obtenir le soutien des chrétiens de Rome à cet égard.

Paul recherchait l'aide d'une église déjà implantée pour travailler dans une région non évangélisée. Quel principe important pouvons nous en retirer ?

Relisez Rm 15. 20-27. Remarquez combien Paul désirait exercer un ministère au service des autres. Qu'est-ce qui vous motive et motive vos actes ? Avez-vous du cœur à servir ?


Mardi

Paul arrive à Rome

"Après notre arrivée à Rome, le centenier livra les prisonniers au commandant mais on permit à Paul de demeurer à part, avec le soldat qui le gardait. " (Ac 28.16, Segond révisée à la Colombe) Que nous apprend ce texte sur la façon dont Paul est finalement arrivé à Rome? Quelle leçon en retirer lorsque des événements inattendus et non souhaités surviennent si souvent sur notre chemin?

La vie a parfois d'étranges revirements. Nos plans, bien souvent, même ceux formulés avec les meilleures intentions, ne se réalisent pas comme nous l'avions projeté et espéré. L'apôtre Paul est certes arrivé à Rome, mais sans doute pas de la façon qu'il imaginait.

Quand il est arrivé à Jérusalem à la fin de son troisième voyage missionnaire, chargé de l'offrande à remettre aux pauvres collectée auprès des églises d'Europe et d'Asie Mineure, des événements inattendus le guettaient. Il a été arrêté et enchainé. Après avoir été détenu pendant deux ans à Césarée, il a fait appel à César. Environ trois ans après avoir été arrêté, il est arrivé à Rome, mais (nous le supposons) pas du tout de la façon dont il l'envisageait quand il avait écrit à l'église romaine, des années auparavant, pour lui annoncer son intention de lui rendre visite.

Que nous apprennent les textes suivants sur le séjour de Paul à Rome? Plus important encore, quelle leçon en retirer? Ac 28.17-31.

" Ce ne fut pas par ses sermons, mais par ses chaînes que Paul attira l'attention de la cour impériale sur le christianisme. Ce fut comme captif qu'il libéra de nombreuses âmes enchainées dans l'esclavage du péché. Bien plus, il déclarait : "La plupart des frères dans le Seigneur, encouragés par mes liens, ont plus d'assurance pour annoncer sans crainte la parole." (Ph 1.14)" - Ellen WHITE, Conquérants pacifiques, p. 411, 412.

Combien de fois avez-vous affronté des revirements inattendus qui, pour finir, ont bien tourné? Voir Ph 1.12. De telles expériences ne vous ont-elles pas permis de placer votre confiance en Dieu dans des situations d'où rien de bon ne semblait venir ?

Pour aller plus loin

Mercredi

« Appelés à être saints»

Voici la salutation de Paul à l'Église de Rome: «A tous ceux qui, à Rome, sont bien-aimés de Dieu, appelés à être saints: Que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ!» (Rm 1.7, Second révisée à la Colombe) Quels principes de vérité, de théologie et de foi peut-on retirer des paroles de Paul ici ?

Bien-aimés de Dieu. S'il est vrai que Dieu aime le monde, d'une manière particulière Dieu aime ceux qui l’ont choisi et qui ont répondu à son amour.

Il en est de même parmi les hommes. Nous aimons d'un amour spécial ceux qui nous aiment ; il existe entre nous un échange affectueux. L'amour exige une réponse. Quand celle-ci ne vient pas, l’amour ne peut s’exprimer pleinement.

Appelés à être saints. Dans certaines traductions, l’expression: « à être... » est en italique, ce qui signifie que les traducteurs l'ont rajoutée. Mais il est possible de la supprimer en laissant le sens intact. Dans ce cas, nous obtenons l'expression: « Appelés saints », c'est-a-dire, « désignés comme saints ».

Le mot saint est la traduction du terme grec hagioi, qui signifie littéralement : « mis à part» par Dieu. Même si la personne a encore un long chemin à parcourir dans la sanctification, le fait de choisir le Christ comme Seigneur la désigne comme étant un «saint» au sens biblique du terme.

Paul déclare qu'ils étaient « appelés à être saints» (Segond révisée à la Colombe) ou «saints par appel» (Rm 1.7). Cela implique-t-il que certaines personnes ne reçoivent pas d'appel ? Les textes d’Ep 1.4; He 2.9; 2 P 3.9 ne nous aident-ils pas à comprendre ce que veut dire Paul ?

La bonne nouvelle de l'Évangile, c’est que la mort du Christ a une portée universelle ; il est mort pour tous les hommes. Tous ont été appelés à être sauvés en lui, « à être saints» avant même la fondation du monde. Dieu, à l'origine, a destiné l'humanité entière à trouver le salut en Jésus. Le « feu eternel» étaient pour le diable et ses anges (Mt 25.41). Le fait que certains ne profitent pas de l'offre ne retire rien à ce don merveilleux, pas plus qu'une personne faisant la grève de la faim sur un marché n’ôte à ce lieu son abondance de marchandises.

Réfléchissez: avant même la fondation du monde, Dieu vous a appelé à trouver en lui le salut. Pourquoi rien au monde ne doit-il vous empêcher d’entendre cet appel ?

Pour aller plus loin


Jeudi
Une réputation mondiale

«Je rends d'abord grâce à mon Dieu pour vous tous, par Jésus-Christ, parce qu'on parle de votre foi dans le monde entier.» (Rm 1.8)

Nous ne savons pas comment l'église de Rome a été créée. La tradition selon laquelle elle a été fondée par Pierre ou Paul n'a pas de fondement historique. Peut-être a-t-elle été créée par des laïcs convertis le jour de la Pentecôte à Jérusalem (Ac 2) qui se sont ensuite rendus à Rome en visite ou pour s'y établir. Ou peut-être que par la suite, des convertis se déplaçant à Rome ont témoigné de leur foi dans cette capitale mondiale.

Il est surprenant que quelques décennies après la Pentecôte, une communauté n'ayant apparemment reçu aucune visite apostolique ait été connue à ce point.

« Malgré les oppositions, vingt ans après la crucifixion du Christ, il existait à Rome une Église vivante et fervente. Elle était forte et assidue et le Seigneur œuvrait en son sein. » - Ellen WHITE, dans Seventh-day Adventist Bible Commentary, vol. 6, p. 1067.

Le mot « foi », ici, a probablement aussi le sens plus large de fidélité, c'est-à-dire fidélité à la nouvelle façon de vivre que les Romains avaient découverte en Christ.

Lisez Rm 15.14. Quelle description Paul fait-il ici de l'église de Rome?

Paul relève les trois éléments suivants propres à l’expérience des chrétiens romains et dignes d’être remarqués :

1. « Pleins de bonté ». Les gens parleraient-ils ainsi de nous ? Dans leurs échanges avec nous, est-ce notre abondante bonté qui attire leur attention?

2. « Remplis de toute la connaissance ». La Bible souligne de façon répétée combien il est important d’être éclairé, informé et rempli de connaissance. Les chrétiens sont exhortés à étudier la Bible et à bien connaître ses enseignements. « L'expression : "Je vous donnerai aussi un cœur nouveau" signifie : "Je vous donnerai un esprit nouveau". Le changement du cœur est toujours accompagné de la nette conviction du devoir chrétien et de la compréhension de la vérité. » - Ellen WHITE, Avec Dieu chaque jour, « La Bible engendre une nouvelle vie », 20 janvier, p. 28.

3. « Capables de vous avertir les uns les autres. » On ne peut s'épanouir spirituellement loin de ses frères croyants. On a besoin d'encourager les autres et de recevoir aussi leurs encouragements.

Qu’en est-il de votre église locale? Quelle réputation a-t-elle ? En a-t-elle au moins une ? Qu’indique votre réponse à ce sujet ? Que pouvez-vous faire pour que sa notoriété soit meilleure ?


Vendredi

Lisez Ellen WHITE, Témoignages pour l'Église, vol. 2, « Les mystères de la Bible, preuve de son inspiration », p. 355¬370; Conquérants pacifiques, «Le salut pour les Juifs », p. 331-333. Lisez également, si vous connaissez l'anglais, SDA Bible Dictionary, p. 922 ; SDA Bible Commentary, vol. 6, p. 467, 468.

«L'apôtre, apparemment retiré de toute activité, exerçait donc une influence plus étendue et plus durable que s'il avait été libre de voyager pour visiter les églises comme autrefois. Et parce qu'il était prisonnier pour le Seigneur, il éveillait plus facilement l'affection de ses frères. Ses paroles écrites dans les chaines, pour l’amour du Christ, suscitaient en eux une plus grande attention et un plus grand respect que s'il avait été en personne au milieu des fidèles. » - Ellen WHITE, Conquérants pacifiques, « Paul à Rome », p. 403.

« Il désirait ardemment, en effet, voir s’établir solidement la foi chrétienne dans cette grande métropole du monde de l'époque. Une église y avait déjà été fondée, et il comptait s'assurer la collaboration des croyants qui s'y trouvaient pour entreprendre l'œuvre de Dieu en Italie et dans les pays voisins. Pour préparer la voie à son futur travail parmi les frères, dont certains étaient encore des étrangers pour lui, il leur écrivit une lettre leur annonçant son intention de se rendre dans la capitale de l’empire et son espoir de planter l’étendard de la croix en Espagne. » - Idem, « Le salut pour les Juifs », p. 332.

« Le Dieu éternel a tracé une ligne de démarcation entre le saint et le pécheur, entre le converti et l'inconverti. Ces deux classes ne se mêlent pas imperceptiblement comme les couleurs de l'arc-en-ciel ; elles diffèrent comme le jour de la nuit. » - Ellen WHITE, Messages à la jeunesse, « Réunions sociales », p. 388.

À méditer


• Réfléchissez à la question a la fin de la leçon de jeudi. Comment les membres de votre classe peuvent-ils aider à améliorer la réputation de votre église, si nécessaire ?

• Invitez les membres à parler d’expériences qui semblaient au prime abord terribles et qui ont pu devenir positives. Comment vous inspirer de celles-ci pour aider des personnes affrontant des catastrophes inattendues ?

• Réfléchissez davantage à l’idée selon laquelle nous étions appelés au salut avant même la fondation du monde. Voir aussi Tt 1.1, 2 ; 2 Tm 1.8, 9. Pourquoi trouvons-nous cela si encourageant ? Qu’est-ce que cela nous indique sur l’amour de Dieu pour tous les hommes ? N’est-il pas tragique que des gens tournent le dos à ce qui leur est gratuitement offert. Commentez.

Actes 28:17-31; Romains 1:7; Romains 15:14; Romains 15:20-27; Éphésiens 1; Philippiens 1:12 (Louis Segond)

Louis Segond (LSG)
Actes 28:17-31

17Au bout de trois jours, Paul convoqua les principaux des Juifs; et, quand ils furent réunis, il leur adressa ces paroles: Hommes frères, sans avoir rien fait contre le peuple ni contre les coutumes de nos pères, j'ai été mis en prison à Jérusalem et livré de là entre les mains des Romains.

18Après m'avoir interrogé, ils voulaient me relâcher, parce qu'il n'y avait en moi rien qui méritât la mort.

19Mais les Juifs s'y opposèrent, et j'ai été forcé d'en appeler à César, n'ayant du reste aucun dessein d'accuser ma nation.

20Voilà pourquoi j'ai demandé à vous voir et à vous parler; car c'est à cause de l'espérance d'Israël que je porte cette chaîne.

21Ils lui répondirent: Nous n'avons reçu de Judée aucune lettre à ton sujet, et il n'est venu aucun frère qui ait rapporté ou dit du mal de toi.

22Mais nous voudrions apprendre de toi ce que tu penses, car nous savons que cette secte rencontre partout de l'opposition.

23Ils lui fixèrent un jour, et plusieurs vinrent le trouver dans son logis. Paul leur annonça le royaume de Dieu, en rendant témoignage, et en cherchant, par la loi de Moïse et par les prophètes, à les persuader de ce qui concerne Jésus. L'entretien dura depuis le matin jusqu'au soir.

24Les uns furent persuadés par ce qu'il disait, et les autres ne crurent point.

25Comme ils se retiraient en désaccord, Paul n'ajouta que ces mots: C'est avec raison que le Saint Esprit, parlant à vos pères par le prophète Ésaïe, a dit:

26Va vers ce peuple, et dis: Vous entendrez de vos oreilles, et vous ne comprendrez point; Vous regarderez de vos yeux, et vous ne verrez point.

27Car le coeur de ce peuple est devenu insensible; Ils ont endurci leurs oreilles, et ils ont fermé leurs yeux, De peur qu'ils ne voient de leurs yeux, qu'ils n'entendent de leurs oreilles, Qu'ils ne comprennent de leur coeur, Qu'ils ne se convertissent, et que je ne les guérisse.

28Sachez donc que ce salut de Dieu a été envoyé aux païens, et qu'ils l'écouteront.

29Lorsqu'il eut dit cela, les Juifs s'en allèrent, discutant vivement entre eux.

30Paul demeura deux ans entiers dans une maison qu'il avait louée. Il recevait tous ceux qui venaient le voir,

31prêchant le royaume de Dieu et enseignant ce qui concerne le Seigneur Jésus Christ, en toute liberté et sans obstacle.

Romains 1:7

7à tous ceux qui, à Rome, sont bien-aimés de Dieu, appelés à être saints: que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ!

Romains 15:14

14Pour ce qui vous concerne, mes frères, je suis moi-même persuadé que vous êtes pleins de bonnes dispositions, remplis de toute connaissance, et capables de vous exhorter les uns les autres.

Romains 15:20-27

20Et je me suis fait honneur d'annoncer l'Évangile là où Christ n'avait point été nommé, afin de ne pas bâtir sur le fondement d'autrui, selon qu'il est écrit:

21Ceux à qui il n'avait point été annoncé verront, Et ceux qui n'en avaient point entendu parler comprendront.

22C'est ce qui m'a souvent empêché d'aller vers vous.

23Mais maintenant, n'ayant plus rien qui me retienne dans ces contrées, et ayant depuis plusieurs années le désir d'aller vers vous,

24j'espère vous voir en passant, quand je me rendrai en Espagne, et y être accompagné par vous, après que j'aurai satisfait en partie mon désir de me trouver chez vous.

25Présentement je vais à Jérusalem, pour le service des saints.

26Car la Macédoine et l'Achaïe ont bien voulu s'imposer une contribution en faveur des pauvres parmi les saints de Jérusalem.

27Elles l'ont bien voulu, et elles le leur devaient; car si les païens ont eu part à leurs avantages spirituels, ils doivent aussi les assister dans les choses temporelles.

Éphésiens 1

Éphésiens 1

1Paul, apôtre de Jésus Christ par la volonté de Dieu, aux saints qui sont à Éphèse et aux fidèles en Jésus Christ:

2Que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ!

3Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ, qui nous a bénis de toute sortes de bénédictions spirituelles dans les lieux célestes en Christ!

4En lui Dieu nous a élus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irrépréhensibles devant lui,

5nous ayant prédestinés dans son amour à être ses enfants d'adoption par Jésus Christ, selon le bon plaisir de sa volonté,

6à la louange de la gloire de sa grâce qu'il nous a accordée en son bien-aimé.

7En lui nous avons la rédemption par son sang, la rémission des péchés, selon la richesse de sa grâce,

8que Dieu a répandue abondamment sur nous par toute espèce de sagesse et d'intelligence,

9nous faisant connaître le mystère de sa volonté, selon le bienveillant dessein qu'il avait formé en lui-même,

10pour le mettre à exécution lorsque les temps seraient accomplis, de réunir toutes choses en Christ, celles qui sont dans les cieux et celles qui sont sur la terre.

11En lui nous sommes aussi devenus héritiers, ayant été prédestinés suivant la résolution de celui qui opère toutes choses d'après le conseil de sa volonté,

12afin que nous servions à la louange de sa gloire, nous qui d'avance avons espéré en Christ.

13En lui vous aussi, après avoir entendu la parole de la vérité, l'Évangile de votre salut, en lui vous avez cru et vous avez été scellés du Saint Esprit qui avait été promis,

14lequel est un gage de notre héritage, pour la rédemption de ceux que Dieu s'est acquis, à la louange de sa gloire.

15C'est pourquoi moi aussi, ayant entendu parler de votre foi au Seigneur Jésus et de votre charité pour tous les saints,

16je ne cesse de rendre grâces pour vous, faisant mention de vous dans mes prières,

17afin que le Dieu de notre Seigneur Jésus Christ, le Père de gloire, vous donne un esprit de sagesse et de révélation, dans sa connaissance,

18et qu'il illumine les yeux de votre coeur, pour que vous sachiez quelle est l'espérance qui s'attache à son appel, quelle est la richesse de la gloire de son héritage qu'il réserve aux saints,

19et quelle est envers nous qui croyons l'infinie grandeur de sa puissance, se manifestant avec efficacité par la vertu de sa force.

20Il l'a déployée en Christ, en le ressuscitant des morts, et en le faisant asseoir à sa droite dans les lieux célestes,

21au-dessus de toute domination, de toute autorité, de toute puissance, de toute dignité, et de tout nom qui se peut nommer, non seulement dans le siècle présent, mais encore dans le siècle à venir.

22Il a tout mis sous ses pieds, et il l'a donné pour chef suprême à l'Église,

23qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous.

Philippiens 1:12

12Je veux que vous sachiez, frères, que ce qui m'est arrivé a plutôt contribué aux progrès de l'Évangile.




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Sabbat après-midi

Lorsqu'on avait appris dans les églises, pour la première fois, que Paul devait se rendre à Rome, on s'était attendu que la Parole de Dieu y remporte un éclatant succès. L'apôtre avait annoncé la bonne nouvelle dans bien des pays ; il l'avait proclamée dans de grandes villes. Ce vaillant chevalier de la foi n'allait-il pas réussir également à gagner des âmes au Christ dans la métropole du monde ? Mais tous les espoirs s'étaient effondrés quand on avait su que Paul était arrivé à Rome en prisonnier. On avait fermement pensé qu'une fois établi dans ce grand centre, l'Evangile se propagerait rapidement dans tous les pays, et deviendrait une puissance qui dominerait le monde entier. Quelle déception ! Mais si les espoirs humains s'étaient évanouis, les desseins de Dieu subsistaient…

La patience et le courage de Paul, durant sa longue et injuste détention, son ardeur et sa foi constituaient un sermon permanent. Son esprit, si différent de celui du monde, témoignait qu'une force plus puissante que tout pouvoir terrestre résidait en lui. Par son exemple, les chrétiens étaient amenés à déployer une plus grande activité en faveur de l'Evangile maintenant que Paul ne pouvait plus prêcher en public. Ainsi, les liens de l'apôtre exerçaient-ils une influence autour de lui: lorsque, apparemment, il semblait n'être plus utile à la cause de Dieu, il recueillait dans les lieux d'où l'on n'attendait rien une abondante moisson pour le Christ. C'est pourquoi il pouvait dire, à la fin de sa deuxième année de captivité : « En effet, dans tout le prétoire et partout ailleurs, nul n'ignore que c'est pour Christ que je suis dans les liens ». Et parmi ceux qui envoyaient des salutations aux Philippiens, il mentionne « principalement ceux de la maison de César ».

Review and Herald, December 21, 1911 ; Conquérants pacifiques, pp. 411, 412.

Dimanche

Après avoir retardé son départ, Paul finit par atteindre Corinthe. C'est là qu'il avait jadis travaillé, l'esprit chargé d'inquiétude au sujet des fidèles auxquels il avait témoigné une si profonde sollicitude. Il eut le plaisir de constater que les convertis du début de son ministère considéraient toujours avec affection celui qui leur avait apporté le premier les lumières de l'Evangile. Alors qu'il saluait ces disciples, heureux de constater leur fidélité et leur zèle, il se réjouissait de ce que son œuvre à Corinthe n'était pas demeurée vaine.

Les Corinthiens, tout prêts autrefois à perdre de vue la noble mission que le Christ leur avait confiée, avaient affermi leur foi. Leurs paroles et leurs actes révélaient la puissance régénératrice de la grâce divine, et ils représentaient maintenant la forteresse du bien dans ce centre de paganisme et de superstition. En compagnie de ses collaborateurs bien-aimés et de ses fidèles prosélytes, l'apôtre, dont l'esprit était épuisé et tourmenté, trouva enfin du repos.

Pendant son séjour à Corinthe, Paul eut le temps de former des projets pour travailler dans des champs plus vastes. Ses pensées se dirigeaient invariablement vers Rome, où il espérait se rendre un jour. Il désirait ardemment, en effet, voir s'établir solidement la foi chrétienne dans cette grande métropole du monde de l'époque. Une église y avait déjà été fondée, et il comptait s'assurer la collaboration des croyants qui s'y trouvaient pour entreprendre l'œuvre de Dieu en Italie et dans les pays voisins. Pour préparer la voie à son futur travail parmi les frères, dont certains étaient encore des étrangers pour lui, il leur écrivit une lettre leur annonçant son intention de se rendre dans la capitale de l'empire et son espoir de planter l'étendard de la croix en Espagne.

Acts of the Apostles, pp. 372, 373 ; Conquérants pacifiques, pp. 331, 332.

Pendant son séjour à Corinthe, Paul nourrissait de sérieuses appréhensions au sujet des églises qu'il avait fondées. Sous l'influence de faux docteurs qui s'étaient introduits au sein des croyants de Jérusalem, les divisions, l'hérésie, les plaisirs du monde avaient rapidement gagné du terrain parmi les croyants de Galatie. Ces faux docteurs avaient mêlé les traditions juives aux vérités de l'Evangile. Feignant d'ignorer les décisions qui avaient été prises à l'assemblée de Jérusalem, ils engageaient les convertis du monde païen à observer la loi cérémonielle.

La situation était grave. Les erreurs qui avaient été introduites dans les églises de la Galatie menaçaient de les perdre.

Paul souffrait cruellement de cet état de choses, et son âme était attristée par les déviations manifestes qui s'étaient déclarées parmi ceux qu'il avait si fidèlement instruits dans l'Evangile. Il écrivit immédiatement aux chrétiens ainsi égarés pour les éclairer sur les fausses théories qu'ils avaient acceptées, et il réprimanda sérieusement ceux qui s'étaient éloignés de la foi. Après avoir salué les Galates par ces mots : « Que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu le Père et de notre Seigneur Jésus-Christ », il leur adressa ces vifs reproches.

Acts of the Apostles, pp. 383, 384; Conquérants pacifiques, pp. 339, 340.

Lundi

L’apôtre Paul avait une œuvre spéciale à présenter devant ses frères corinthiens. Il y avait une famine à Jérusalem, et « les disciples résolurent d’envoyer, chacun selon ses moyens, un secours aux frères qui habitaient la Judée. » (Ac 11 :29) Ils présentèrent le besoin aux églises, s’attendant à recevoir une petite somme pour le soulagement des saints qui étaient dans le besoin ; et en prière ils présentèrent devant le Seigneur le problème de ces nécessiteux. Mais les frères de Macédoine, poussés par le Saint-Esprit, firent d’abord une entière consécration d’eux-mêmes à Dieu, puis ils donnèrent tout ce qu’ils avaient. Ils considérèrent comme un privilège d’exprimer leur confiance en Dieu. Les frères de Macédoine étaient pauvres, mais il n’y avait pas besoin de les pousser à donner. Ils se réjouissaient d’avoir l’opportunité d’offrir une contribution par leurs moyens financiers. Spontanément ils s’avancèrent et présentèrent une offrande, dans leur simplicité toute chrétienne, leur intégrité et l’amour pour leurs frères, renonçant à eux-mêmes, à la nourriture et les vêtements lorsqu’ils n’avaient pas d’argent. Et lorsque les disciples les retenaient de le faire, ils insistaient qu’ils reçoivent la contribution et qu’ils l’apportent aux saints affligés. Review and Herald, May 15, 1900.

Il y avait une famine à Jérusalem, et Paul savait que de nombreux chrétiens de cette origine s’étaient dispersés, et que ceux qui restaient seraient vraisemblablement dépourvus de sympathie humaine et exposés à l’inimitié religieuse. De ce fait il exhorta les églises à envoyer une assistance pécuniaire à leurs frères à Jérusalem. Plus d’une année avant, le travail consistant à rassembler de l’aide pour l’église à Jérusalem avait commencé, et Paul considéra que le sujet ne devait pas être retardé davantage, et que les hommes qui s’étaient engagés devaient être rassemblés et envoyés à Jérusalem. Le montant recueilli par les églises de Macédoine avait dépassé de loin les attentes des apôtres. Les frères et sœurs étaient remplis de joie et de bonheur à la pensée qu’ils pouvaient aider, et ils étaient disposés de faire « au-delà de leurs moyens. »

Manuscript Releases, vol.14, p. 164.

Mardi

Lorsque la saison de la navigation s'ouvrit, le centenier et ses prisonniers s'embarquèrent pour Rome sur un navire alexandrin, le « Castor et Pollux ». Le vaisseau, qui naviguait vers l'ouest, avait hiverné à Malte. Bien qu'il fût quelque peu retardé par les vents contraires, le voyage s'effectua sans encombre, et le navire jeta l'ancre dans la magnifique baie de Pouzzoles, sur la côte italienne.

Là, se trouvaient quelques chrétiens qui supplièrent l'apôtre de rester avec eux pendant sept jours ; le centenier accorda volontiers cette faveur à Paul.

Depuis qu'ils avaient reçu l'épître de Paul aux Romains, les chrétiens d'Italie attendaient avec impatience la visite de l'apôtre. Ils ne pensaient pas le recevoir en captif, mais ses souffrances ne firent que le leur rendre plus cher encore.

Le trajet de Pouzzoles à Rome n'excédant pas deux cent vingt-cinq kilomètres, et le port se trouvant en communication constante avec la métropole, les fidèles de Rome apprirent que Paul marchait en direction de la capitale, et quelques-uns d'entre eux partirent à sa rencontre pour l'accueillir.

Le huitième jour après le débarquement, le centenier et ses prisonniers prirent le chemin de la capitale. Julius accordait à l'apôtre toutes les faveurs possibles ; mais il ne pouvait ni changer sa condition de prisonnier ni le libérer des chaînes qui l'attachaient au soldat de garde. Le cœur lourd, Paul cheminait vers la métropole du monde où il désirait se rendre depuis si longtemps. C'était dans des circonstances bien différentes qu'il avait espéré y venir. Comment pourrait-il prêcher l'Evangile, ainsi enchaîné et chargé d'infamie ? Son espoir d'amener des âmes à la vérité dans la ville de Rome semblait bien compromis.

Les voyageurs atteignirent enfin le Forum d'Appius, situé à une soixantaine de kilomètres de la métropole. Tandis qu'ils traversaient les grandes artères fourmillantes de monde, le vieillard aux cheveux gris, enchaîné au groupe des criminels aux faces endurcies, essuyait des regards de mépris et des plaisanteries ironiques et dures. Mais soudain, on entendit un cri de joie : un homme s'élance de la foule, se jette au cou du prisonnier, l'embrasse en versant des larmes de joie, comme un fils accueillant son père après une absence prolongée. Maintes fois cette scène se renouvela ; on aurait dit que les regards, rendus pénétrants par une attente motivée par l'amour, avaient su entrevoir, dans le captif enchaîné, celui qui, à Corinthe, à Philippes, à Ephèse avait apporté aux fidèles les paroles de vie.

Tandis que les disciples entourent leur père spirituel avec une chaude émotion, tout le groupe des prisonniers et des soldats s'arrête. Les gardiens s'impatientent et, cependant, ils n'ont pas le courage d'interrompre cette émouvante rencontre ; car eux aussi ont appris à apprécier et à respecter l'apôtre. Sur le visage raviné et douloureux du captif, les chrétiens voyaient un reflet de l'image du Christ. Ils déclaraient à Paul qu'ils ne l'avaient pas oublié, ni cessé de l'aimer, qu'ils lui étaient redevables de la joyeuse espérance qui les animait et leur procurait la paix envers Dieu. Dans leur enthousiasme, ils auraient voulu porter Paul sur leurs épaules pendant le reste du trajet, si on le leur avait permis.

Review and Herald, December 7, 1911; Conquérants pacifiques, pp. 397-399.

Mercredi

Nous sommes appelés par le Christ à sortir du monde et à rester séparés. Nous sommes appelés à vivre des vies saintes, nos cœurs constamment attirés vers Dieu, et le Saint-Esprit demeurant en nous comme une présence permanente. Tout vrai croyant en Christ démontrera que la grâce de son amour réside dans son cœur. Là où Dieu était autrefois un étranger, il deviendra un partenaire ; là où la nature charnelle se manifestait, les qualités divines apparaîtront.

Les membres de son peuple deviendront des ouvriers de justice, des chercheurs permanents de Dieu, réalisant sa volonté avec constance, ce qui contribuera à les rendre parfaits en Christ. Ils manifesteront devant les anges, les hommes et les mondes qui n'ont pas déchu, que leurs vies sont en conformité à la volonté de Dieu et qu'ils sont de loyaux adhérents des principes de son royaume. Le Saint-Esprit résidant dans leurs cœurs par la foi les conduira dans la communion avec le Christ et l'un avec l'autre, et produira en eux les précieux fruits de la sainteté.

Review and Herald, August 19, 1909; Vous recevrez une puissance, p. 28.

Ceux qui vivent en relation avec Dieu sont des canaux pour la puissance du Saint-Esprit. Si quelqu'un, qui communie chaque jour avec Dieu, s'égare du chemin, s'il cesse un moment de regarder fermement à Jésus, ce n'est pas d'une manière préméditée qu'il pèche ; et lorsqu' il voit son erreur, il s'en détourne et fixe à nouveau ses yeux sur Jésus. Le fait qu'il ait erré ne le rend pas moins précieux au cœur de Dieu. Il sait qu'il est en communion avec le Sauveur ; et quand il est repris pour son erreur de jugement, il ne s'éloigne pas avec obstination, en se plaignant de Dieu, mais il transforme l'erreur en victoire. Il tire une leçon des paroles du Maître et prend garde à ne pas se tromper de nouveau. Ceux qui aiment véritablement Dieu reçoivent la conviction intérieure qu'ils sont aimés de Dieu, qu'ils sont en communion avec le Christ, que leurs cœurs sont réchauffés par un amour fervent à son égard. La vérité pour notre temps est reçue avec une confiance sûre. Ils peuvent déclarer en toute assurance : « Ce n'est pas, en effet, en suivant des fables habilement conçues que nous vous avons fait connaître la puissance et l'avènement de notre Seigneur Jésus-Christ, mais parce que nous avons vu sa majesté de nos propres yeux [...] Et nous tenons pour d'autant plus certaine la parole prophétique à laquelle vous faites bien de prêter attention comme à une lampe qui brille dans un lieu obscur, jusqu'à ce que le jour commence à poindre, et que l'étoile du matin se lève dans vos cœurs. » (2 Pierre 1.16, 19.) La vie intérieure de l'âme se révélera elle-même dans la conduite extérieure. Que la parole de Dieu porte son témoignage en faveur du messager que Dieu a envoyé avec un message dans ces derniers jours ; afin de préparer un peuple qui puisse tenir debout au jour du Seigneur. « Qu'ils sont beaux sur les montagnes, les pieds du messager de bonnes nouvelles, qui publie la paix ! Du messager de très bonnes nouvelles, qui publie le salut ! Qui dit à Sion : ton Dieu règne ! » (Esaïe 52.7.)

Ye Shall Receive Power, p. 134; Vous recevrez une puissance, p. 134.

Jeudi

Si ceux qui ont reçu la vérité font briller leur lumière auprès des autres avec bienveillance, sainteté et amour, ils seront dans le monde une puissance pour le bien. Chaque âme vraiment convertie, comme Daniel, Esdras et d’autres fidèles serviteurs de Dieu seront un témoin pour Lui au milieu de l’apostasie presque universelle. Ils saisiront les rayons divins de lumière qui brillent de la Parole de Dieu, et ils les réfléchiront sur le monde. Si ces serviteurs dans la dispensation précédence devaient briller lumineusement comme des lumières au milieu des ténèbres, combien plus devrions-nous le faire à notre époque, alors qu’en plus des lumières qu’ils avaient, nous avons tout un complément d’informations qui depuis lors a brillé de la Parole de Dieu et de son action sur Son peuple. Quand l’église chrétienne fut établie, la lumière du ciel était au milieu d’elle, et ses rayons lumineux pénétrèrent partout. Il devrait en être ainsi maintenant.

Dieu a donné à chaque membre de Son église, la possibilité d’exercer une influence sur d’autres. Il s’attend à ce que tous développent cette capacité en exerçant les talents qu’Il leur a prêtés. L’art oratoire, et les affections sanctifiées doivent être utilisés dans Son œuvre d’illumination du monde. Et lorsque nous œuvrerons ainsi selon Son ordre, Il renouvellera constamment, sanctifiera, élèvera et augmentera nos forces, afin que nous puissions accomplir davantage de bien. Le chrétien ne demande plus ce qui lui est agréable ou ce qui est de son propre intérêt, mais quelle est la volonté de Dieu, qu’est-ce qui peut être fait pour Sa gloire et le bien de mon prochain. Comment puis-je être un instrument dans le salut des âmes ? Celui qui est participant de la nature divine ressentira le fardeau des âmes. Il aimera comme Christ a aimé et agira comme Christ a agi, attendant la récompense à la fin de la lutte. Ce dont chaque église a besoin est l’Esprit dynamisant de Christ, une piété ardente et pratique. En Christ nous pouvons faire toute chose ; Sans Lui nous ne pouvons rien faire.

Review and Herald, October 26, 1886.

Vendredi

Lectures complémentaires :

Conquérants pacifiques, chapitre 35, « Le salut pour les Juifs », pp. 331-338 ;

Témoignages, vol. II, pp. 364, 365.


Friday, June 25, 2010

LIEN SOCIAL: LIEN D'AMOUR


http://www.johnpratt.com/items/docs/lds/meridian/2003/images/abr_sarah.jpg


Voici le Pasteur Doug Batchelor de http://www.amazingfacts.org/ avec l'Eglise de Sacramento, California





Cliquer sur le lien qui suit pour un video de la lecon de l'Ecole du Sabbat presentee par le Dr. Derek Morris de l'eglise de Lake Forest


http://media.forestlakechurch.org/content/media/2010q206-26-social-support-tie-binds



ALLEZ EN HAUT SUR VOTRE MENU BAR ET CLIQUEZ SUR "VIEW" ET ENSUITE SUR ZOOM IN + AUTANT DE FOIS NECESSAIRES POUR ELARGIR TOUTE LA PAGE AFIN QUE VOUS PUISSIEZ LIRE DANS LE PDF TRES FACILEMENT OU VOUS POUVEZ AUSSI ELARGIR LES FONTES DIRECTEMENT EN CHOISISSANT LE POURCENTAGE INCLUS.
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www.autresregards.be



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Vous pouvez etudier toute la lecon de l'ecole du sabbat en cliquant sur le lien ci-dessous:
http://www.troisanges.com/EDS/2010-2/EDS2010-2.pdf



Lien social, lien d’amour

« Il vaut mieux être deux que tout seul, parce qu’à deux on retire un bon profit du travail. En effet, en cas de chute, l'un relève son compagnon, mais malheur à celui qui est seul et qui tombe sans avoir de proche pour le relever ! De même, si deux personnes dorment ensemble, elles auront chaud, mais celui qui est seul, comment aura-t-il chaud ? Si quelqu'un peut l’emporter contre un seul homme, à deux on peut lui résister; la corde à trois fils ne se coupe pas facilement.»
Ecclésiaste 4 : 9-12

En sociologie, le Lien social désigne l'ensemble des relations qui unissent des individus faisant
partie d'un même groupe social et/ou qui établissent des règles sociales entre individus ou groupes sociaux différents.

L’être humain est un être relationnel dont la capacité de communication est l’une de ses
caractéristiques essentielles. Communiquer c’est exister, même dans des cas d’isolement extrême (univers carcéral ou « cancéral »), l’homme continue de communiquer, sa survie parfois en dépend. Et même seul sur une île déserte, l’homme ne vit que s’il établit une bonne relation à soi.

Si l’homme est un être relationnel, nous constatons une profonde mutation dans la nature des liens tissés avec l’autre, notamment avec le miséreux. Avant le grand déclin du XIVème siècle,
l’organisation de la société se faisait alors de façon locale, le village ou groupe de villages assurant
la subsistance de ses pauvres. L’infirme, lui était pris en charge soit par sa famille, soit par la
paroisse de laquelle il dépendait et jouait un rôle dans le monde rural, il permettait le rachat des
péchés, car il était comme le Christ, humble parmi les humbles.

La pauvreté jusque-là ne rimait pas avec exclusion. Aujourd’hui, on vit dans l’indifférence totale de l’autre et le rejet ou déni des clochards, des SDF, des marginaux en tous genres. Dans nos
sociétés, le lien social n’est pas systématiquement synonyme d’un lien d’amour.

Questions : Qu’en est-il de l’Eglise ? Quels liens les chrétiens nouent-ils entre eux et avec le reste du monde ?

De tous nos sens, celui de la vue est particulier, car nous touchons avec les yeux avant de le faire avec la main, nous jugeons d’un regard avant de prononcer un mot….


I° La nature des liens dépend du regard que l’on porte sur soi et sur l’autre.

L’autre a du prix aux yeux Dieu : « Il a donné son fils unique afin que quiconque croit ne périsse point mais qu’il ait la vie éternelle » Jean 3 : 16. Le critérium de Dieu est l’amour du prochain.

Il est alors impératif que Dieu change notre regard afin que nous ne portions plus des regards
d’indifférence, de haine, de jalousie, de mépris, d’hypocrisie qui corrompent les liens que nous
tissons avec l’autre.

Jésus nous invite dans l’expérience d’une humanité équilibrée à lui emprunter le pas :

1. aime ton prochain comme toi-même (Matthieu 22 :37), en d’autres termes, noue avec ton
prochain des liens sociaux qui soient des liens d’amour. Pour aimer son prochain, il faut
s’aimer soi-même, celui qui a une mauvaise image de lui et qui n’arrive pas à « cohabiter »
avec lui-même aura des difficultés à établir un bon relationnel avec les autres.

2. Considère l’autre comme étant au-dessus de toi (Philippiens 2 :3), aime vraiment sans arrièrepensée.

« L’amour est patient, il est plein de bonté; l'amour n'est pas envieux; l'amour ne se vante pas, il ne s'enfle pas d'orgueil, il ne fait rien de malhonnête, il ne cherche pas son intérêt, il ne s'irrite pas, il ne soupçonne pas le mal, il ne se réjouit pas de l'injustice, mais il se réjouit de la vérité; il pardonne tout, il croit tout, il espère tout, il supporte tout. L'amour ne meurt jamais.» 1Corinthiens 13 :4-8.

Le lien que nous entretenons avec autrui ne dépend pas de son statut, sa race, sa culture ou classe sociale. L’autre c’est moi, c’est un homme comme moi, l’autre c’est Jésus qui s’identifie à chacun.

A méditer : Pourtant il nous arrive souvent d’entretenir avec nos frères et soeurs ou ailleurs des
liens sans amour. Quelles en sont les raisons ? Sommes-nous conscients du danger sachant qu’ «on vous jugera de la même manière que vous aurez jugé et on utilisera pour vous la mesure dont vous vous serez servis.»
Mathieu 7: 2


II° Le lien social est l’étalon de mesure de Dieu

Cela peut paraître surprenant qu’en fin de compte, Dieu ne nous demande pas des comptes sur
notre fidélité dans la dîme, la fréquentation des réunions de prière, la pratique du jeûne, mais nous serons jugés uniquement sur la qualité des liens que nous aurons entretenus avec l’autre. «Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite: ‘Venez, vous qui êtes bénis par mon Père, prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la création du monde! En effet, j'ai eu faim et vous m'avez donné à manger; j'ai eu soif et vous m'avez donné à boire; j'étais étranger et vous m'avez accueilli; j'étais nu et vous m'avez habillé; j'étais malade et vous m'avez rendu visite; j'étais en prison et vous êtes venus vers moi.’ Les justes lui répondront: ‘Seigneur, quand t'avons-nous vu affamé et t'avonsnous donné à manger, ou assoiffé et t'avons-nous donné à boire? Quand t'avons-nous vu étranger et t'avons-nous accueilli, ou nu et t'avons-nous habillé? Quand t'avons-nous vu malade ou en prison et sommes-nous allés vers toi?’Et le roi leur répondra: ‘Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait cela à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait.’ »
Mathieu 25: 34-40


Le lien social devient automatiquement un lien d’amour dans la mesure où nous vivons dans
l’humanité régénérée par l’action du Saint-Esprit. Sans la présence de Dieu qui assure la verticalitédans la vie de l’homme, ce dernier peut vivre des expériences qui interpellent très sérieusement !

Expérience troublante : récemment une émission télévisée « le jeu de la mort » a mis en scène un participant à un jeu de questions/réponses, et en cas d’erreur, il recevait de la part du public des décharges électriques. Cette émission était truquée, le public croyait envoyer des décharges électriques (la majorité a donné la dose maximale) au joueur qui en réalité simulait les pires souffrances. Cette expérience révèle que sous le contrôle d’une autorité, au cas particulier, la
télévision, des individus tout à fait normaux peuvent en venir à créer des rapports totalement déshumanisés voire inhumains.


III° le lien social est utile

Le texte d’Ecclésiaste souligne le caractère utile du lien social : conscients ou pas, nous avons
besoin de l’autre.

1. Sphère professionnelle
« Il vaut mieux être deux que tout seul, parce qu’à deux on retire un bon profit du travail. En effet, en cas de chute, l'un relève son compagnon, mais malheur à celui qui est seul et qui tombe sans avoir de proche pour le relever! » Ecclésiaste 4 : 9-10

Mener à bien un projet est facilité s’il repose sur un travail d’équipe : l’union fait la force dit-on. Dans certains cas, il est carrément dangereux de s’y aventurer seul : les travaux dans le bâtiment, les fouilles archéologiques, le pilotage d’un avion sont des métiers par exemple, qui nécessitent de s’entourer d’au moins un collaborateur ou copilote.

La vie chrétienne est également fondée sur le principe de l’union et de l’unité. Les dons sont
accordés pour l’édification du corps et c’est que les différents organes du corps peuvent remplir leur fonction. Cependant, il a été tellement mis en avant que le salut était individuel, que poussant la logique jusqu’au bout, les croyants ont oublié le caractère interpersonnel du salut : l’image du corps du Christ en est un symbole. Les chrétiens ne sont pas sauvés de manière éparpillés mais accèdent au royaume déjà ici-bas en faisant corps avec le Christ dans son église.

Cette collaboration est recommandée par Jésus à ses disciples lorsqu’il les mandate : « Alors il
appela les douze et commença à les envoyer deux à deux, et il leur donna autorité sur les esprits impurs. » Marc 6 : 7

Question : suis-je dans l’église, ce compagnon de pèlerinage qui relève en cas de chute ? Ai-je pleinement compris la réalité du corps du Christ et le moyen qui me permette d’être un agent d’unité et de soutien ?

Suis-je conscient que la société prône au contraire l’individualisme, l’indifférence et le « chacun pour soi » ? Comment faire pour ne pas se laisser influencer ?

2. Sphère socio-humanitaire

De même, si deux personnes dorment ensemble, elles auront chaud, mais celui qui est seul, comment aura-t-il chaud? Ecclésiaste 4 : 11

Ici, l’image de l’entraide évoquée par le Sage trouve une belle application dans l’expérience qu’ontfaite deux spéléologues perdus dans les profondeurs d’une grotte, ils n’ont survécu qu’en se serrant l’un contre pour s’assurer un minimum de chaleur nécessaire au maintien de la vie. Souventen dépassant notre seul intérêt pour considérer celui de l’autre, nous en sommes les premiers bénéficiaires. Une autre image corrobore cette vérité : en plein air, certains ont du mal à rester assis à même le sol sans dossier compte d’une fragilité de leur colonne vertébrale ; ces mêmes personnes pourront rester assises pendant des heures si elles se mettent dos à dos se servant de dossier l’une à l’autre.


Question : avons-nous conscience d’avoir besoin de la chaleur spirituelle du Saint-Esprit pour rester en vie ? Que faisons-nous pour maintenir notre flamme allumée ? Comment éviter les situations qui nous transforment en courants d’air pour nos frères et soeurs éteignant ou menaçant d’éteindre leur flamme ?

3. Stratégie de défense
Si quelqu'un peut l’emporter contre un seul homme, à deux on peut lui résister; la corde à trois fils ne se coupe pas facilement. » Ecclésiaste 4 : 12

S’il est un domaine où le dicton « l’union fait la force » trouve à s’appliquer pleinement c’est bien
celui de la guerre, de la défense, de la résistance. Toutes les grandes batailles ont été assurées par l’implication de chacun à son poste et souvent de grandes armées ont connu d’écrasantes
déconvenues parce qu’elles s’en allaient faire campagne en ordre dispersé.

La solidité d’une chaine se mesure à celle de son plus faible maillon : repérer le maillon pour le
consolider est la bonne tactique, de même est-il plus judicieux de choisir une corde à trois fils au
lieu de celle ne comportant que deux fils.

Question : dans votre classe, vous considérez-vous comme un maillon faible ou fort ? Êtes-vous suffisamment à l’écoute de l’autre pour l’aider à devenir un maillon fort ? Comment mieux vivre l’ « interdépendance fraternelle » ?

IV° Le lien d’amour est vital, c’est le témoin de la messianité de Jésus

Le plus beau projet d’évangélisation auquel peut s’associer tout chrétien est celui d’aimer son frère,sa soeur de manière authentique, sans fard, sans calcul. Le lien d’amour est la preuve la plus éloquente de la messianité de Jésus. « Je ne prie pas pour eux seulement, mais encore pour ceux qui croiront en moi à travers leur parole, afin que tous soient un comme toi, Père, tu es en moi et comme je suis en toi, afin qu'eux aussi soient [un] en nous pour que le monde croie que tu m'as envoyé. Je leur ai donné la gloire que tu m'as donnée afin qu'ils soient un comme nous sommes un-moi en eux et toi en moi-, afin qu'ils soient parfaitement un et qu’ainsi le monde reconnaisse que tum'as envoyé et que tu les as aimés comme tu m'as aimé. » Jean 17 : 20-23

Prière : Seigneur, je te demande de changer mon regard sur moi-même et sur l’autre, que mon regard soit structurant afin que mes relations soient des relations qui construisent, que l’autre soit au coeur de la relation afin que jamais je ne rate Jésus qui se trouve être l’un de ces plus petits à qui j’aurais tendu la main. Au nom et pour l’amour de Jésus